Road trip vers l’Île de Vancouver (partie 1)

Marie-Pier est blogueuse-invitée chez Flytrippers. Suivez-la sur Instagram et voyez sa bio au bas de cet article.


Le Canada est un pays immense : dix provinces et trois territoires s’étendant sur 10 millions de kilomètres carrés! Il est tellement grand que peu de Canadiens peuvent se vanter de l’avoir vu d’un océan à l’autre (see what I did there?). Pourtant, on peut y admirer tant de paysages diversifiés et à couper le souffle : prairies, montagnes, plages, lacs, îles, déserts (oui, oui!) et encore plus…

J’étais déjà allée dans l’Ouest Canadien auparavant et j’avais été complètement charmée. Il y a d’ailleurs souvent des deals vers les grandes villes de l’Alberta ou de la Colombie-Britannique sur la page de vols pas chers de Flytrippers. Le matin du 4 octobre 2017, par contre, c’est à bord ma voiture, ma fidèle Yaris, que je partais seule vers l’ouest.

Jour 1 : North Bay, Ontario, 815 km

Fraîchement revenue d’un voyage en France moins de 48h plus tôt, je me suis levée à 4h du matin, j’ai rempli ma voiture et j’ai dit au revoir à ma mère super émotive et à ma chienne adorée. C’est que je partais non seulement à l’autre bout du pays, mais surtout pour huit mois (avec  deux semaines au Québec pendant les fêtes, quand même!).

Les larmes aux yeux, ne pouvant presque pas voir par la vitre de derrière à cause de toutes les choses que j’apportais avec moi, je suis partie de chez moi, sur la rive-sud de Québec. J’ai pris l’autoroute 20, la Transcanadienne.  Direction : Comox, Île de Vancouver, Colombie-Britannique. Une petite ride de 5000 km, quoi! C’est un nouveau travail qui m’attirait aussi loin et j’étais attendue. Je devais donc faire ce voyage assez rapidement.

J’avais mal évalué mon trajet et je suis restée prise dans le traffic à Montréal pendant un certain temps. Mais bon, aussi bien m’habituer tout de suite à l’exigüité de ma Yaya! J’arrêtais mettre de l’essence plus souvent que nécessaire, car j’avais peur de finir en panne dans un trou sans dépanneur (j’ai bien fait d’ailleurs!).

Ne voulant pas manger au restaurant à tous les repas, j’avais une petite glacière que j’ai remplie durant mon périple et j’arrêtais prendre mes repas à des haltes routières… ou dans des stationnements aux décors un peu moins enchanteurs.

Ce ne fut pas très long avant que j’arrive en Ontario. Je passais par Ottawa, ce qui ne fut pas facile! L’autoroute avait plusieurs voies et j’ai fait des détours. Après ces petits ennuis, le paysage que je connaissais bien a drastiquement changé; la Transcanadienne a rétréci à une voie avec une limite de vitesse à 90 km/h et c’était la forêt à perte de vue.

Ontario
Petit arrêt en Ontario

C’était vraiment joli : comme on était au début de l’automne, les feuilles dans les arbres étaient dorées, rouges et orangées. Je pense donc que c’est un bon moment pour entreprendre ce long voyage, ça rend le tout moins monotone. Parce que pour être plate, ça l’est!

Des heures et des heures dans la forêt avec un tout petit village une fois de temps en temps, en ligne droite, avec la radio qui ne pogne pas… Ouf! Ça m’étonne que mon CD d’Ed Sheeran fonctionne encore aujourd’hui, je l’ai tellement écouté! Maintenant, ses chansons me ramènent à mes journées de route solitaires dans toutes sortes de paysages canadiens…

Après quelques heures de route, la fatigue et les douleurs musculaires ont commencé à se faire ressentir et j’ai dû arrêter prendre une petite pause. Si je savais, ce n’était que le début!

Je suis arrêtée pour la nuit dans un petit motel à North Bay (le moins cher possible, peu importe que la déco date des années 70, je n’étais là que pour dormir). J’ai fait quelques trucs pour le travail et je me suis couchée. C’était une bonne première journée, malgré quelques pertes de temps. J’étais satisfaite.

Jour 2 : Thunder Bay, Ontario, 1100 km

On peut dire qu’après une aussi grosse journée, j’ai bien dormi! Le réveil a quand même été dur à 5h. Toujours en pleine forêt, il faisait noir et la route zigzaguait. La lune se reflétait sur les lacs, c’était beau. Je devais être très attentive, car il y avait aussi beaucoup de côtes et des pancartes me mettant en garde de la présence de toutes sortes d’animaux…

Quand le soleil s’est levé derrière moi, le ciel ennuagé s’est coloré; ceux qui me connaissent bien connaissent aussi ma fascination pour les levers et couchers de soleil. J’alternais entre la radio (j’arrivais enfin à trouver des postes!), mes CD et la musique sur mon téléphone. J’ai aussi parlé au téléphone (Bluetooth, don’t worry!) avec des amis et ma mère; ça faisait du bien de parler à des gens après plus de 24h.

Le temps s’écoule d’une façon étrange sur la route, parfois très lentement et parfois on se surprend à ne pas avoir vu les deux dernières heures passer. Quand on sait qu’on en a long à faire, on n’y pense plus, j’imagine. J’ai passé beaucoup de temps en silence. J’ai réfléchi : avais-je pris la bonne décision en laissant tout derrière? Je me suis parlée à voix haute, en français et en anglais (je suis une fille bizarre, je le sais déjà).

Ces moments coupée du reste du monde (ou presque) m’ont vraiment fait du bien, j’ai pu prendre le temps de penser à toutes sortes de choses, j’ai réglé des conflits que j’avais en moi et j’ai juste apprécié la vie simple que je menais à ce moment.

Toujours en ligne droite, utilisant le cruise control comme jamais, le paysage n’a pas beaucoup changé au début. Le nord de l’Ontario a définitivement été la partie la plus longue du voyage, je n’avais même pas l’impression d’avoir avancé en regardant le GPS de mon téléphone, malgré les centaines de kilomètres parcourus!

Vers la fin de la journée par contre, il a commencé à y avoir de gigantesques lacs, des énormes collines rocheuses et des arbres aux feuilles jaunes-or. Le soleil est ressorti, et c’était la «golden hour» (la période précédant le lever, ou dans ce cas-ci, coucher du soleil) rendait tout cela encore plus magnifique. Ça m’a vraiment remonté le moral.

golden hour
La «golden hour», mon moment préféré de la journée

J’ai soupé dans un fast-food et je suis allée au motel que j’avais réservé en ligne. Il était dans un coin miteux, mais surtout douteux, collé sur un bar… Honnêtement, j’étais nerveuse de me réveiller avec les vitres de mon bolide éclatées, mais je n’avais pas vraiment d’autres options… Disons que je n’en n’ai pas parlé à ma mère, elle aurait ca-po-té!

Jour 3 : Regina, Saskatchewan, 1270 km

brume
Quelqu’un campait dans sa voiture près de ce lac…

Réveil à 3h45 : aoutch! J’avais prévu une grosse journée. Il a fait noir très longtemps et il y avait beaucoup de brouillard. J’avais vraiment peur de ne pas voir arriver un chevreuil dans un tournant, mais finalement je m’en suis sortie!

Le soleil s’est tranquillement levé et il était déjà presque 9h. Le paysage était splendide!  Les lacs et les étangs sur le bord de la route semblaient bouillir à cause de la buée qui en sortait, le ciel était de toutes les couleurs… Je suis restée dans les bois encore un bon moment.

lac
Une pause qui en a valu la peine, un petit matin…

 Vers l’heure du dîner, VICTOIRE! Enfin, j’ai laissé l’Ontario et ses forêts interminables derrière moi et je suis arrivée au Manitoba. J’ai mangé dans une halte routière boisée et ensoleillée, où je me suis sentie comme Blanche-Neige, car il y avait tellement de petites bêtes autour de moi! J’ai vu beaucoup d’écureuils et même des geais bleus!

Tout l’après-midi, j’ai conduit (avec le décalage horaire, j’ai «reculé» de 2h ce jour-là). Il y avait encore beaucoup d’arbres le long de la route, mais c’était plus ouvert. Plus de civilisation, plus de campagne… Le Manitoba s’est traversé super rapidement et hop, j’étais en Saskatchewan.

Évidemment, j’avais tout planifié pour qu’en traversant la frontière, je puisse m’époumoner sur le classique des Trois Accords : «SASKATCHEWAAAAAAAAN, TU M’AS PRIS MA FEEEEEEEMME!». C’était un moment de réjouissance, j’avais enfin l’impression d’avoir avancé après tant d’heures! Le paysage a drastiquement changé : éoliennes, champs de blé à perte de vue, bottes de foin et nombreuses fermes. C’était joli, surtout avec la température parfaite et le ciel bleu dégagé.

Après autant de temps assise dans la même position, je commençais à avoir mal absolument partout : au cou, au bas du dos et même aux doigts! J’essayais de trouver des façons de bouger, mais c’était difficile. L’inconvénient de faire un road trip seule, c’est qu’on aurait parfois besoin que quelqu’un prenne la relève pour passer du côté passager et s’étendre. Le manque de sommeil commençait aussi à me rattraper, mais pas autant que je m’étais imaginé.

Je suis arrivée à Regina vers 18h, où j’ai réservé une chambre privée dans une auberge de jeunesse tranquille (octobre n’est définitivement pas la saison touristique et ça m’allait très bien!). J’ai fait le plein de provisions et je me suis couchée tôt, étant très épuisée, mais contente.

J’étais satisfaite du chemin que j’avais parcouru, mais je m’ennuyais de voir des visages familiers. Ma cousine et sa famille, mes hôtes pour les prochains mois, m’attendaient au BC et j’avais vraiment hâte de les retrouver. De plus, je commençais à en avoir assez de vivre dans mon auto! Prochaine destination : Banff!

rearview mirror
Alberta, here I come!

Sommaire

Les trois premières journées de mon périple furent intenses, mais tellement riches en beaux paysages! Le reste du voyage s’annonçait encore plus excitant! La suite viendra sous peu…

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Marie-Pier est une passionnée de voyage et de nouvelles découvertes, que ce soit tout près de son chez-elle, à Québec, ou à l'autre bout du monde. Elle adore le grand air, les montagnes et la mer. Dès qu'elle a des vacances de son travail dans le domaine de la santé, elle lève les voiles! Ses prochaines aventures: Nicaragua, Hawaï, Royaume-Uni, Suisse...

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