Récit de voyage romantique aux États-Unis: mettre des kilomètres au compteur pour l’amour

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Le Nord des États-Unis avec ses grandes villes (Boston, New York, Washington, Chicago), ses jolis villages côtiers, ses plages et bords de mer innombrables (sans oublier les monts Adirondacks) offre une multitude de paysages et une panoplie d’activités.

Voyager, ça ne veut pas toujours dire partir pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. Des séjours plus courts, plus près, plus simples peuvent parfois, de façon étonnante, nous amener beaucoup plus loin que nous l’aurions imaginé.

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En attendant, je ne voyage pas toujours en avion! Je trouve que le road trip a un charme particulier. Même une fois à l’étranger, je suis du genre à me louer une voiture avec mes partenaires de voyage pour mettre des kilomètres au compteur et remplir mes sens de paysages sublimes, d’odeurs fraîches et de la musique rythmée du vent.

Road trip américain

L’automne passé, j’ai décidé de faire un de ses petits road trips séduisants pour écouler quelques jours de vacances dont j’avais besoin. Le seul hic, c’était que je m’enlignais pour y aller seule. Je n’ai pas vraiment de problème avec ça, j’adore voyager seule. Mais un road trip à un conducteur, ça peut être long!

Bref, comme je cherchais un partenaire pour la route, j’ai rencontré un beau jeune homme avec une de ces applications de dating. Vous savez, ces applications qui vous promettent de trouver l’amour dans un rayon de 10 kilomètres de chez vous…(Non! Mais sans blague! J’ai toujours mis le kilométrage au max sur ces trucs-là! Comme si l’amour dépendait d’un facteur géographique! Non! Mais quelle idée!)

Quoiqu’il en soit, le jeune homme en question, avec qui je m’entendais vraiment très bien, a proposé de m’accompagner.

5 jours! 5 nuits!

1 voiture avec une nouvelle flamme!

C’est soit le bonheur, soit le cauchemar!

50/50!

Malgré tout, j’ai accepté! (J’aime le risque! ha ha)

J’étais morte de trouille. Ça faisait à peine un mois que nous nous fréquentions que je réservais mes premiers Airbnb avec lui. J’ai compté les jours avant le départ en espérant juste y arriver enfin sans que de drame n’est éclaté. Pourtant, je n’avais jamais autant voulu partir avec quelqu’un. Je suis une nomade! J’aime voyager. Même quand je suis chez moi, je n’y suis pas. Je dors plus souvent ailleurs que dans mon propre lit.

Alors je me suis dit : « Pourquoi pas mettre des kilomètres au compteur avec lui pour voir si l’amour est vraiment possible? »

Je n’en pouvais plus des hommes sédentaires qui grimaçaient à chaque fois que j’achetais un billet d’avion ou qui me textaient que je restais trop loin pour un premier rendez-vous, alors que j’avais à peine 30 minutes d’auto à faire pour aller les rejoindre!

De ce point de vue, « mettre des kilomètres au compteur » avec ma nouvelle flamme me semblait être une bonne façon de tester sa résistance à mon nomadisme. Sans parler de tous les avantages à voyager à deux : créer des moments uniques, partager des expériences, augmenter la complicité et l’intimité.

Je sais qu’il y a aussi des désavantages, mais à cet instant-là, je ne voulais pas y penser. Je voulais franchir les limites. Et franchement, il n’y a rien de mieux pour connaître quelqu’un que de sortir de sa zone de confort! Vous savez comme moi comme c’est difficile de trouver un partenaire de voyage sur la même longueur d’onde que nous : même rythme, même goût, même réflexe, débrouillard, aventureux, idéaliste (mais pas trop), curieux, dégourdi, mais aussi contemplatif, sans être fainéant.

En route vers la Nouvelle-Angleterre

Le jour du départ a fini par arrivé! C’était au début d’octobre, l’été des indiens bien encré au nord comme au sud de la frontière américaine. Nous avons parcouru des centaines de kilomètres pour atteindre les stations balnéaires désertes du Maine. Je n’avais jamais remarqué comment les plages étaient belles à l’automne. Toujours chaudes, mais calmes.

Sur la plage de Scarborough, dans le Maine

Comme dans un film à l’eau de rose, nous avons marché seuls sur la plage pendant des kilomètres, relaxé les orteils dans le sable, le soleil nous chauffant la peau pendant des heures, discutant de tous les sujets possibles et inimaginables, fêtant nos victoires, petites et grandes, riant de nos histoires passées et de nos erreurs. Profitant uniquement de ces moments trop rares ou tout semble figé dans le temps.

C’était une de ces rencontres magiques que l’on fait à l’autre bout de la terre avec un local. Une rencontre pleine d’ouverture d’esprit qui consiste uniquement à apprivoiser et s’émerveiller des différences de l’autre. Déjà là, mon idée de mettre des kilomètres au compteur me semblait meilleure qu’au départ. Le voyage permet de sortir des limites que notre routine nous impose, de la distance qui nous sépare, des horaires incompatibles et des habitudes qui nous enferment.

Fort Williams dans le Maine

Puis, nous nous sommes dirigés vers les Montagnes blanches. Je savais déjà que nous étions tous deux des amoureux de la randonnée vers de hauts sommets, mais comme pour les partenaires de voyage, trouver un partenaire de randonnée similaire à nous est plutôt ardu. Et pourtant, notre premier objectif n’était pas moins ambitieux que le mont Washington, 15 km avec plus de 1000 mètres de dénivelé.

La première nuit dans notre chalet au milieu des bois, nous nous sommes embarrés à l’extérieur sous une pluie battante. Une fraction de seconde, j’ai cru que tout venait de basculer du côté sombre et que le monstre de l’adversité montrait enfin son nez. Mais non! J’ai ri et il m’a fait la courte échelle pour entrer par une fenêtre. Et nous nous sommes blottis à moitié mouillé sous les draps, le sourire aux lèvres, avec une nouvelle aventure à raconter.

Le lendemain, nous avons regardé la montagne d’en bas, déjà plus en confiance quant à l’avenir. Je n’allais pas lentement et il n’allait pas rapidement. Au fil des montées, des escaliers de pierre, des passages étroits et à pic, nous avons ajusté nos pas à celui de l’autre. Car l’amour ne se construit pas sur la base de l’autre, mais sur une nouvelle que nous créons ensemble.

Tuckerman Ravine Trail, Mont Washington

Nous avons gravi les 1000 mètres en 5 heures. Aucun record sauf le nôtre : notre plus grosse montagne grimpée. Et près de 4 heures de descente!

Nous étions exténués, mais jamais il ne nous a traversé l’esprit d’abandonner l’autre derrière, de le distancer. Au contraire, nous avons élaboré à deux toutes les formes possibles et incroyables d’encouragement. Pourquoi se plaindre quand nous avions encore la force de rire. La douleur et la fatigue sont relatives lorsque nous avons quelqu’un sur qui s’appuyer.

Sur le sommet du Mont Washington

La vérité, c’est que nous n’étions pas prêts pour ce voyage. Nous n’étions pas prêts à grimper le mont Washington. Nous avons marché comme deux vieux pendant trois jours. Je m’appuyais sur son bras comme le fait une vieille dame, en même temps qu’il riait lui-même d’avoir les muscles si endoloris.

La vérité, c’est que dès que nous avons commencé à nous fréquenter, plusieurs personnes se sont empressées de dire que notre relation était irréfléchie.

La vérité, c’est que nos situations n’étaient pas idéales.

Nous avions trop de kilomètres qui nous séparaient pour faciliter notre vie future.

Nous avions des ex, loin d’être disparus ou oubliés, un passé présent, et nous n’étions pas nécessairement prêt pour une relation sérieuse.

Et non, nous n’avions pas le même nombre de diplômes, ni le même type de vie, ni le même horaire de garde partagée.

Et oh! (Cri d’horreur de notre entourage), nous avions six enfants à nous deux! Et non, nous ne pourrions jamais économiser de l’essence et utiliser une seule voiture.

Pourtant, ni lui, ni moi n’avons voulu écouter ces petites voix qui venaient de partout. Nous avons voulu donner une chance à l’amour en partant en voyage. Et vous savez quoi?

Et bien, nous l’avons trouvé!

L’amour n’est pas là où vous le cherchez. Il n’est pas dans votre salon ou dans votre quartier. L’amour est comme un filon d’or au creux d’une montagne lointaine. Tout le monde en entend parler et désire le trouver, mais très peu vont partir à l’aventure pour se donner la chance de le trouver.

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Nancy Gadoury

Je suis bibliothécaire, vidéaste de voyage et consultante en médias sociaux, et sans oublier, mère de trois enfants. Mon principal but dans la vie est de découvrir le monde et de le faire découvrir à mes enfants, mon conjoint et ses trois enfants (Oui, oui! Ça fait six enfants au total!), ma famille élargie, mes ami(e)s et tout ceux qui veulent embarquer dans le bateau!

Cet article a 2 commentaires

  1. Geneviève

    Longue vie à votre couple, jalonnée de belles randonnées!

    1. Nancy Gadoury

      Merci Geneviève ??

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