Moi et la Sunshine Coast Trail (Partie 2)

Laurence C. est blogueuse-invitée chez Flytrippers. Voyez sa bio au bas de cet article.


Voyager c’est ben le fun, mais des fois c’est plus rough. Je voyage depuis un bon bout déjà, souvent grâce à des vols pas chers comme ceux de Flytrippers. En Août 2016, en Colombie-Britannique, j’ai fait ma première randonnée seule, en traînant ma bouffe et en dormant sur un drap plié sur le sol des cabines.

Je vous invite à lire la première partie de ce récit pour suivre les jours 1 à 4 et surtout comprendre le contexte dans lequel s’inscrit la rando, soit le jour 0! 

Cru, authentique, intime, banal… ce sont les pensées, mes pensées, que j’ai eues durant les 5 derniers jours (jours 5 à 9) à marcher dans les bois sur la Sunshine Coast Trail… seule avec Mama Grizzly* 

* Écriture très québécoise et familière 

Sunshine Coast Trail, 2016

Partie 2: Jour 5-9

Jour 5: Elk Lake- Walt Hill

AM: Je me suis réveillée ce matin et j’ai décidé que j’allais chanter la chanson du soleil.

Ok, je fais pas ça trop souvent, mais là, je dois prendre des mesures parce que y’a certainement pas un sun qui shine sur la Sunshine Coast Trail. Il manque un ciel bleu, il manque des rayons… donc j’ai chanté. En gros ça ressemble à “soleil montre tes rayons, soleil par-ci, soleil par-là” et tu pointes où tu veux du soleil…

Midi: Pour la première fois, j’ai croisé une personne en marchant. Les deux on ne s’attendait pas à rencontrer quelqu’un. Je l’ai surpris en train de se parler, il était tout gêné.

Ça s’est pas amélioré quand 15 secondes plus tard il a glissé sur la terre humide et il s’est ramassé sur le cul. Y’a lâché un ”Oh… and you also caught me falling”. J’ai regretté de ne pas lui proposer de prendre le temps de manger ensemble, parce que… ben si on n’était pas seuls, on ne se parlerait pas à voix haute, right?

Toujours pas de soleil.

PM: Je lis dehors, assise à la table à pique-nique à une dizaine de mètres de la hutte. Depuis le début, la seule présence humaine c’est un gentil COUPLE qui dort aux mêmes huttes que moi. Je lis paisiblement quand j’entends le gars imiter un ours. Les deux rient. Ils sont mignonsÇa me fait sourire.

Jusqu’à ce que la pensée croise mon esprit… est-ce que c’était vraiment le gars qui, à quelques mètres, grognait comme un ours? C’est comme un peu plus difficile de lire mon livre tout d’un coup. Ça fait 3 fois je relis la même phrase… Je rentre dans la cabine et je leur demande. Ils riaient, oui, mais y’a personne ici qui a imité d’ours. Eh! C’était si proche! Je ne suis pas retourné lire ce soir-là.

Oh… le soleil s’en vient!

Jour 6: Walt Hills- Golden Hutt (km: 145)

AM: La vue ce matin était é-pou-stou-flante! Sincèrement…. Je me suis réveillée et c’était dégagé. Un magnifique lever de soleil dans les montagnes. Mon cellulaire n’a plus de batterie, mais tout y était: la lumière dorée reflétant dans les pins, les rayons à travers les montagnes, la brume dans les arbres, les sommets au-dessus des nuages. Fabuleux.

PM: Après 10 km, j’ai croisé la première route où j’ai réussi à avoir un lift pour Langbay afin de refaire des provisions dans la mini-épicerie (entre autres : beurre d’arachides, confiture et pain) et recharger mon cellulaire.

Quand je repars, mon sac qui était léger est de nouveau assez lourd sur mes hanches (mes choix culinaires ne sont pas les plus judicieux non plus)… Malgré mes yeux de supplication, pas un chat est arrêté sur la route déserte sur laquelle je marchais pour me ramener au sentier… sauf pour les derniers 200 mètres « Merci quand même guys! ».

Quand les gens finissent par savoir ce que je fais, j’aime bien la variété de réactions. Tout est une histoire de perspective. Aujourd’hui c’était : ”Oh you’re awesome!” et ”Ah OK, so you’re crazy ?” (avec un ton où c’est une question, mais où il n’y pas de place pour une réponse autre que ”Am I?”).

Il faut dire que toutes les personnes avec qui j’ai parlé ont confirmé la chose: ils ont tué un grizzly dans la région il y a quelques jours et il y en a encore au moins deux qui rôdent. Je sais pas trop comment je me sens par rapport à ça.

Sunshine Coast Trail, 2016

Jour 7: Golden Hutt-Mount Troubridge

AM: Grosse journée, je pars pour Mount Troubridge. Je décide de me payer LE luxe. J’ai assez de batterie pour faire jouer de la musique avant de partir. Depuis que je suis partie, je dois économiser ma batterie alors pas de musique en marchant.

Donc… je regarde dans ma playlist de sport et mets deux chansons sur lesquelles j’étire mes muscles tendus et je danse comme une crazy, seule, en plein milieu de la forêt. C’est parfait pour partir la journée. J’ai quand même quelque chose comme plus de 1000 mètres d’ascension.

J’enfile mes bottes et je regarde mes pieds… j’ai des samouraïs à la place. Ils sont sales, ils sont mal bronzés, je perds mes ongles d’orteils… clairement, ils ont connu de moments plus glorieux. 

J’enfile mes bottes et je regarde mes pieds… j’ai des samouraïs à la place.

PM: J’arrive à la hutte, toujours aussi satisfaite. Je décide de faire du lavage en écoutant le buzzzz des insectes et le ”plouc” des grenouilles. Je m’assois dans la chaise extérieure. J’ouvre le livre où chaque jour les gens écrivent leur journée. Je me rends rapidement compte que le COUPLE a continué et que je vais passer la nuit seule dans cette hutte.

Mmmm, il y a comme une différence entre marcher seule, ne voir personne et dormir seule. Là, j’ai un peu peur, mais en même temps, je suis un peu excitée. Je vais essayer de passer par-dessus une autre peur: celle d’être seule dans le bois avec les ours, les humains (ouin, lesquels?)…, surtout avec les bruits d’une structure en bois la nuit.

Jour 8: Mount Troubridge-Fairview Bay

AM: La nuit fut plutôt paisible. J’ai tout fait pour jamais me réveiller. Je dois quand même avouer que je m’étais fait tout un set-up de corde autour de la poignée de porte du petit refuge. Quand même, vu le contexte, je pense que je m’en sors bien niveau anxiété/égo/risques & précautions.

Ce matin, je pars plutôt tôt pour avoir une vue magnifique du haut du mont Troubridge, où j’ai la chance d’avoir une vue à couper le souffle.  

Une vue à couper le souffle, Mount Troubridge

 

PM: Pour la première fois depuis que je suis en Colombie-Britannique, j’ai mis les pieds dans l’eau salée. À la fin de la journée j’avais les pieds dans l’océan. En fait, je me suis lavée avec les étoiles de mer roses, les coquillages coupants (ouin…) et les crabes. C’était génial. Je ne pouvais pas m’empêcher de rire.

C’était trop bon: le froid, le salé, le savon dans mes cheveux, la beauté… rien de mieux. En plus, belle surprise, je ne serai pas seule ce soir. Beaucoup de randonneurs commencent à Saltery Bay (prochaine destination & destination finale) alors nous sommes six ce soir.

À la fin de la journée j’avais les pieds dans l’océan. (Fairview Bay)

Jour 9: Fairview Bay-Saltery Bay

Je suis partie à 6h00 alors que les autres dorment encore parce que j’ai une longue journée devant moi, Fairview Bay.

AM: Dernière journée! Je suis partie à 6h00 alors que les autres dorment encore parce que j’ai une longue journée devant moi. Demain, je vais marcher la Garibaldi Panorama Ridge près de Squamish. Je n’aurai donc plus de regrets. Avant, j’ai besoin de marcher le dernier 8 km (évidemment ça monte et ça descend), prendre deux ferry et faire du pouce au moins 2 fois pour plus d’une heure.

PM: Je suis donc de retour à Squamish après cette marche, ce transport et ces belles expériences en faisant du hitchhiking. Après avoir eu accès à une douche et avoir soupé, il est maintenant 18h00 et j’ai aussi une partenaire pour mon aventure de la Garibaldi Panorama Ridge… la voix de Léa s’est distinguée dans ce café anglophone et elle n’avait pas de plans pour les prochains jours. On part demain. La vie est belle.   

Sommaire

  • Aimé? : Probablement le top de mon voyage en Colombie-Britannique. Si vous avez manqué la partie 1, cliquez ici!  
  • Nb de km marchés: 130 sur 180 km.
  • Nb de jours: 8 1/2.
  • Tente? : Non.
  • Huttes: Oui.
  • Prix par nuit: 0.
  • Coût de transport total?: 32$ en ferry.
  • Coût de la nourriture: environ 80$ pour 9 jours.
  • Nb de personnes rencontrées au total: une dizaine. 
  • Difficulté en général: Difficile pour la plupart des gens avec sections assez intenses. Personnellement: modéré à difficile dû au poids du sac à dos/durée/commodités limitées.
  • Plus d’infos: cliquez-ici.

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Laurence

Un de mes amis m'a un jour rassuré: « Tsé, se faire traiter de bizarre ou étrange c’est certainement mieux que de se faire dire qu’on est “normal”». Merci Trev, je pense que je l’aime celle-là! Moi c’est Laurence. Je travaille comme infirmière en régions éloignées (du genre que je dois prendre l’avion, parfois l’hélicoptère ou faire beaucoup de route) auprès des Inuits, des Coasters et autres Québécois(es). Aussi, je voyage quand je peux, ce qui veut dire… beaucoup. Et tout est une question d’aventures. Ce sera donc le fil conducteur de mes articles, qui seront écrits sans artifice : sortir de ma zone de confort, apprendre, explorer…vivre des aventures… profiter de la vie… et se faire dire que je suis bizarre ou étrange parce que je vis intensément. Cheers!

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