Quoi faire quand un retard menace de vous faire manquer votre connexion
Mon avion Air China, rendu en Chine.

Si je n’avais rien fait, Air China me faisait manquer mon vol vers Montréal et j’aurais été pris une journée de plus en Chine. Voici comment j’ai évité cela et des conseils de pro pour vous en sortir si quelque chose de similaire vous arrive!

Si vous lisez notre site, c’est qu’il est fort probable que vous allez bientôt profiter de nos supers aubaines de vols à bas prix et que vous allez vous envoler vers un voyage de rêve (sinon, qu’attendez-vous?).

Par contre, pour avoir des super bas prix pour des destinations lointaines, il faut souvent vivre avec le fait de faire des escales, car les économies en valent toujours la peine.

Dans 99% des cas, les escales se déroulent sans problème et même si un retard dans votre premier vol survient, il y a moyen de régler la situation assez facilement avec la compagnie aérienne sans perdre beaucoup de temps. Ce n’est définitivement pas le cas de la situation que j’ai vécu hier à mon retour de Chine, qui a failli faire en sorte que je sois pris une journée complète en Chine.

Alors voici ce qui est arrivé et ensuite comment j’ai arrangé la situation par moi-même:

Qu’est-ce qui s’est passé

Mon retour de Chine sur Air China était cédulé ainsi: Shanghai-Beijing à 7h50 le matin (arrivée à Beijing à 10h20) et ensuite Beijing-Montréal à 13h10. Ce qui laissait près de trois heures complètes pour la connexion sur un vol domestique.

LIRE AUSSI: Review de mon vol et de mon expérience Air China

Si vous voyagez souvent, vous savez que non seulement c’est amplement suffisant, c’est même très très loose et habituellement dans 99% des cas il n’y a pas de problème, même avec deux heures. Par contre, à mon réveil à 4h du matin, j’avais reçu un courriel de Air China comme quoi le premier vol était retardé drastiquement: il quittait à 10h30 et arrivait à 12h55. Évidemment, 15 minutes pour la connexion, c’est tout simplement impossible.

Quoi faire dans cette situation?

Si votre premier réflexe est de retarder votre départ vers l’aéroport puisque votre vol part 2h plus tard, mauvais choix. Tout est plus facile à régler sur place, face-à-face avec les employés. J’ai essayé d’appeler le numéro de Air China, mais par expérience je savais qu’ils ne sont pas très forts sur le concept de répondre au téléphone (j’avais essayé -sans succès- de les rejoindre pour me faire un itinéraire sur mesure que le site ne me permettait pas de faire).

Donc avant de partir, j’ai simplement vérifié si à partir de l’autre aéroport de Shanghai (la ville en compte deux) il y avait un vol Air China vers Beijing qui me permettrait d’arriver à temps, malheureusement non, donc je me suis dirigé vers l’aéroport initial pour dealer avec la situation.

Parenthèse sur les retards

Je dois vous faire un aveu, habituellement, je suis presque content quand mon vol est reporté au lendemain. Ça me fait une journée de plus à destination, j’ai toujours mon ordinateur pour travailler à distance de toute façon et surtout, mes assurances de carte de crédit embarquent et me donnent un beau 1000$ pour l’hôtel et les repas vu que mon vol a été retardé, ce qui permet une belle soirée aux frais des compagnies d’assurance (une des milliers de raisons de posséder une carte de crédit prémium pour le travel hacking).

Mais cette fois, je ne pouvais vraiment pas me permettre de retard car j’étais sensé atterrir à Montréal en après-midi et j’animais un événement prévu depuis des mois le soir même à Trois-Rivières (que j’animais en plus)! Je devais donc trouver une solution, car il n’y a qu’un vol direct Beijing-Montréal par jour et j’allais le manquer.

Le service (ou l’absence de) de Air China

Une fois à l’aéroport, je n’étais pas très optimiste car lors de ma première expérience avec Air China, le service à bord était excellent mais une fois hors de l’avion c’était une toute autre histoire. Comme prévu, au comptoir d’enregistrement, le monsieur ne voulait rien savoir et m’a envoyé au comptoir de service à la clientèle (évidemment débordé, car l’avion du matin était plein de gens avec des connexions à faire).

Comme j’avais déjà vérifié, il n’y avait aucune disponibilité sur des vols Air China pour arriver à l’heure à Beijing, donc j’allais essayer de me faire placer sur un vol de compagnie concurrente, même si c’est pratiquement impossible qu’ils acceptent. Sinon, je voulais qu’il voit si un petit cart pouvait m’attendre à Beijing pour m’emmener directement à l’autre vol. Finalement, la troisième option était de voir avec lui déjà pour prendre des places sur d’autres vols au départ de Beijing via Toronto, New York ou Vancouver.

Pendant l’attente, j’en ai profité pour vérifier si l’avion qui assurait le vol Beijing-Montréal avait quitté sa liaison précédente en retard (c’était en réalité la seule vraie chance que j’avais d’embarquer sur le vol Beijing-Montréal: si il était lui aussi retardé). Le site pour vérifier cela est FlightRadar24, très pratique pour tracker les appareils et autres détails du genre, mais pas de chance, l’avion était déjà arrivé à Beijing donc presque assuré de partir à l’heure vers Montréal.

Au comptoir, malgré mes insistances, le préposé a essentiellement dit «va-t-en à Beijing pis arrange-toi rendu là-bas, j’ai pas envie de m’en occuper». Comme prévu, pas moyen de changer tout de suite pour le vol de Air Canada (partenaire Star Alliance) de 17h via Vancouver, qui m’aurait fait manqué la première soirée de l’événement que j’animais (un Startup Weekend, soit une fin de semaine complète sur l’entrepreneuriat) mais qui m’aurait permis d’arriver au moins le même jour (près de minuit) et être là toute la journée samedi, ce qui serait mieux que d’arriver en après-midi le lendemain.

Le Terminal 3 de Beijing, le deuxième plus gros au monde.

Le conseil numéro un pour vous sortir d’une telle situation

Ne vous fiez pas aux employés, trouvez la solution vous-même! Comme personne ne voulait m’aider, je me suis dirigé vers le lounge VIP (encore, grâce aux cartes de crédit de voyage) pour au moins être confortable en essayant de trouver un plan B.

Une fois là-bas, malgré que le site internet me disait qu’il n’y avait pas de vols Air China plus tôt, j’ai vu sur l’écran qu’un vol partait à 9h45, soit 45 minutes avant le mien. Voilà mon erreur que je vous partage pour que si ça vous arrive, vous ne faisiez pas la même: le matin j’avais regardé sur les sites de réservation pour voir la liste des vols existants, mais ça ne faisait donc pas apparaître les vols qui n’avaient pas de disponibilités, comme le vol de 9h45. Mais entre temps, des gens annulent, les places protégées se libèrent, donc il vaut toujours mieux d’aller sur le site de l’aéroport (et non pas de la compagnie aérienne) dans ces situations pour voir l’ensemble des vols, disponibilité ou pas.

Les employés aux portes d’embarquement sont souvent plus accommodants

La porte d’où décollait le fameux vol de 9h45 (qui me donnerait 1h pour changer de terminal, passer les douanes de sortie, repasser la sécurité et me rendre à mon autre vol) était évidemment le plus loin possible du lounge dans ce vaste aéroport.

Je me suis donc mis à faire du jogging dans le terminal pour arriver au comptoir et négocier de me faire changer pour ce vol. Je savais que ça ne serait pas facile car personne en Chine ne parle anglais, même dans les aéroports! Désolé, c’était une frustration que je devais partager (plus de détails dans mon blogue sur l’expérience en Chine).

Avec quelques échanges de messages écrit sur l’application de traduction, j’ai fini par avoir ce que je voulais, il m’a donné une place sur le vol plus tôt. Les employés aux portes sont souvent moins débordés que ceux aux comptoirs d’enregistrement donc ça vaut la peine de se réessayer peu importe ce que les autres vous ont dit avant.

Il m’a réservé une place, mais il y avait trois petits problèmes (rien n’est simple en Chine)

Un, je devais ressortir de la zone sécurisée car il ne pouvait m’imprimer de billet (je ne la comprends pas, habituellement ils font ça aux portes sans problème, mais tout est différent en Chine); deux, je devais me dépêcher car l’embarquement de ce vol débutait; et trois, je devais lui remettre mon billet Beijing-Montréal et repasser au comptoir d’enregistrement à Beijing pour le ravoir. Encore là, je ne comprends pas pourquoi je ne pouvais pas garder mon autre billet comme je l’avais déjà, mais avec la barrière de la langue et le temps qui pressait, ma philosophie était de régler le problème actuel, soit me rendre à Beijing, et rendu là-bas je règlerai le problème du billet, car sinon je manquerais ce vol-là.

Le fait de devoir repasser au check-in à Beijing rendait le 1h de connexion pas mal plus difficile (surtout que le terminal 3 de Beijing est le 2ème plus gros terminal au monde) mais selon moi il valait mieux ne plus avoir de billet et avoir 1h de connexion que de garder mon billet mais avoir seulement 15 minutes de connexion avec mon autre vol: 15 minutes, c’est impossible, car les portes d’un vol ferment 15 minutes avant le départ.

Parenthèse sur les bagages

La seule raison que j’ai réussi de faire ce changement est parce que je n’avais pas de bagage enregistré. Encore une raison de plus de voyager léger. Avec un bagage en cabine, il n’aurait pas pu me devancer, et je n’aurais pas pu prendre mon vol vers Montréal et j’aurais été prix à poireauter 24h à Beijing – et j’aurais manqué mon évènement.

D’ailleurs, une compatriote de Montréal qui était au premier comptoir à Shanghai en même temps que moi a manqué le vol malheureusement et n’a pas pu profiter de mon plan B à cause de son bagage enregistré…

J’ai couru, mais ça a marché

J’ai couru pour retourner chercher le billet, repasser la sécurité, retourner au lounge ramasser mon sac à dos, retourner à l’autre bout complètement du terminal et j’ai donc pu prendre le vol vers Beijing qui me donnerait 1h pour courir à nouveau rendu là-bas. Bon, c’est mieux que 15 minutes, mais je n’étais pas sorti du bois. En arrivant à Beijing, plusieurs choses ont passé très près de faire dérailler le plan: premièrement, j’étais assis dans la rangée 55, difficile d’être plus loin de la sortie.

Deuxièmement, l’avion ne s’est pas stationné à une porte, mais loin de tout et il fallait prendre un minibus pour se rendre au terminal, comme c’est souvent le cas hors de l’Amérique du Nord. J’ai été le dernier à embarquer dans ce minibus-là et si j’étais arrivé littéralement une minute plus tard, j’aurais été pris pour attendre le prochain et je manquais mon vol vers Montréal.

Troisièmement, rendu au comptoir des transferts, la dame a dit que l’enregistrement était terminé et qu’elle ne pouvait me donner de billet. En étant poli mais insistant, elle me l’a imprimé et m’a ordonné de courir vite.

Quatrièmement, je devais prendre le petit train pour retourner à la section internationale.

Cinquièmement, je devais passer les douanes de sortie et la sécurité (dans les deux cas j’ai montré ma carte d’embarquement et plaidé avec les responsables pour bypasser avec succès les deux files vu que mon vol partait).

Finalement, je suis arrivé juste à temps pour embarquer et éviter de devoir attendre une journée à Beijing.

Sommaire

Soyez à vos affaires, ne vous fiez pas sur les compagnies aériennes car jamais Air China n’a parlé du vol plus tôt ou m’ont proposé quoi que ce soit. Si je n’aurais rien fait, je serais resté en Chine. Utilisez tous les outils à votre disposition pour trouver un itinéraire alternatif et présentez-le aux employés. Si vous faites tout le travail pour eux, ils seront plus portés à vous accommoder.

Avez-vous déjà vécu une situation similaire? Qu’avez-vous fait?

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Andrew D'Amours

Andrew est le cofondateur de Flytrippers. Passionné de voyage, et de l'industrie du voyage elle-même en tant qu'ancien consultant en gestion, il veut partager son expérience et vous aider à économiser sur vos voyages. En tant voyageur très économe, il adore trouver des bons deals et avoir des voyages gratuits grâce au Travel Hacking... pour l'aider à visiter chacun des pays du monde (compte actuel: 45/193 pays, 46/50 États Américains & 9/10 Provinces Canadiennes).

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