WestJet se retire de 5 aéroports canadiens

Le deuxième plus grand transporteur aérien du Canada, WestJet, a annoncé qu’il éliminait complètement le service vers 5 aéroports canadiens en raison de la pandémie de coronavirus. Évidemment, avoir moins d’options et moins de concurrence sont toujours de mauvaises nouvelles pour les consommateurs. Et c’est préoccupant pour tous les voyageurs canadiens, pas seulement ceux de ces 5 villes.

Voici ce que tu dois savoir au sujet de l’annonce de WestJet.

 

Aéroports retirés du réseau WestJet

Heureusement, ce n’est censé être qu’une suspension temporaire au moins.

Voici les 5 aéroports vers lesquels WestJet cessera de voler dès le 2 novembre:

  • Québec, QC (YQB)
  • Moncton, NB (YQM)
  • Fredericton, NB (YFC)
  • Sydney, NS (YQY)
  • Charlottetown, PE (YYG)

À noter que Québec a les frais aéroportuaires les plus élevés parmi tous les aéroports majeurs au Canada. Québec sera aussi le seul aéroport majeur au Canada qui ne sera pas desservi par WestJet…

Et à noter que les provinces de l’Atlantique ont les restrictions les plus strictes au Canada aussi.

La ville de Québec est la 7ème plus grande région métropolitaine du Canada, et alors que les 4 des Maritimes se classent seulement 29ème, 39ème, 42ème et 52ème, ce sont les principaux aéroports de la région. En fait, le seul aéroport de toutes les Maritimes desservi par WestJet sera Halifax (YHZ).

Autrement dit, partout ailleurs, Air Canada aura un quasi-monopole. Et même Air Canada a mis fin à ses services dans de nombreuses petites villes il y a quelque temps, alors qui sait si une autre série de coupures s’en vient, compte tenu de la situation.

Couper les liaisons les moins profitables est logique pour une entreprise bien gérée. En plus, contrairement à la confiscation des remboursements auxquels les voyageurs ont droit, ça a l’avantage de ne pas être illégal (quoique en leur défense, au moins WestJet rembourse pour les États-Unis et l’Europe eux).

À Québec, c’est particulièrement désastreux considérant la taille de la ville: WestJet n’y sera plus, Air Transat n’a pas inclus l’aéroport dans sa reprise et Porter planifie redémarrer les opérations qu’en décembre (et ça ne veut pas dire que Québec va être inclus à ce moment).

Ah et même à Halifax, WestJet a annoncé une réduction considérable de leurs fréquences (encore plus que la réduction déjà faite partout, bien sûr).

 

Pourquoi tous les voyageurs canadiens devraient s’en préoccuper

Quelle que soit ton opinion sur les voyages à l’heure actuelle, les faits suivants demeurent:

Nous ne disons certainement pas qu’ils devraient recevoir un «bailout» (sauvetage) de 50 milliards $US de la part des contribuables, comme ce qu’on eu les transporteurs aériens américains. Ou que toutes les mesures de voyage devraient être éliminées.

Mais ces deux faits sont la vérité objective. Ce n’est pas une bonne combinaison pour nos transporteurs aériens. 

Et l’industrie de l’aviation est ce qu’il y a de plus mondialisée comme industrie: nos transporteurs aériens sont en concurrence avec les transporteurs aériens internationaux sur pratiquement toutes les routes, à l’exception de celles qui se trouvent entièrement au Canada.

Presque tous leurs concurrents se trouvent dans des pays qui ont commencé à encourager les voyages faits de manière sécuritaire et responsable ou dans des pays qui ont donné de l’argent directement aux transporteurs aériens (ou dans bien des cas: dans des pays qui ont fait les deux).

À un moment donné, le gouvernement devra faire quelque chose, sinon les dommages causés à l’industrie canadienne de l’aviation, qui emploie des centaines de milliers de personnes, seront permanents et auront des conséquences à long terme pour tous les Canadiens, mais surtout pour ceux qui vivent dans les petites villes.

Mais cela exigerait de notre gouvernement de faire un effort et il n’a montré aucun signe d’être autre chose que passif et indifférent; tout ce que nous avons vu sur ce front, c’est de l’inaction.

Écoute, il a fallu plus de 6 mois au gouvernement pour mettre en place quelque chose d’aussi simple que de prendre des températures dans les AÉROPORTS.

6 mois!!!

Ce n’est pas comme si les instruments pour mesurer la température corporelle sont chers ou difficiles à trouver; tu peux en obtenir pour 19$ sur Amazon (et ce n’est même pas un deal du Prime Day, qui est en cours jusqu’à ce soir d’ailleurs).

 

Les centres commerciaux et les stations d’autobus de la 29ème plus grande ville de Turquie avaient mis en place des contrôles de température lorsque nous sommes allés cet été, mais les aéroports canadiens n’ont eu à le faire jusqu’à la fin de septembre, soit plus d’une demi-année après le début de la pandémie (sauf pour les 4 plus grands aéroports, où il a fallu « seulement » quatre mois).

En mars, avant même que la pandémie soit déclarée une pandémie, l’immeuble d’appartements de l’autre cofondateur de Flytrippers Kevin à Bangkok avait des vérifications de la température, mais notre gouvernement n’en exigeait même pas dans les aéroports. Pense à ça une seconde.

Bon, la bureaucratie gouvernementale n’est certainement pas connue pour sa rapidité, et les contrôles de température à eux seuls ne sont certainement pas la panacée pour cette pandémie… mais 6 mois c’est quand même gênant puisque ça ne peut certainement pas faire de mal d’avoir cette couche additionnelle de protection. Surtout compte tenu de la facilité et de la simplicité de la mise en place.

 

L’avenir des mesures gouvernementales

Les données montrent assez clairement que prendre l’avion n’est pas risqué pour les infections (un risque “infinitésimalement petit” selon le ministre des Transports lui-même), et les données montrent assez clairement que de nombreux pays ont des taux d’infection inférieurs à ceux du Canada et qu’il n’y a pas plus de risque là-bas (à peu près 50% des pays ont un taux de cas actifs par habitant plus bas que nous, tel que mentionné récemment).

Tout le monde ne cesse de dire qu’il faut faire confiance à la science, et avec raison. Cela devrait toujours s’appliquer, et pas seulement quand la science est du côté désiré.

(Comme quand certains nous critiquent de dénoncer le «fake news» fréquemment partagé par rapport au fait qu’aller aux États-Unis en avion n’est pas permis. C’est faux, et c’est important de clarifier les faits, peu importe si on aime les faits en question.)

Il est certainement possible de voyager de façon sécuritaire et responsable, à moins que tu crois qu’un ministre important voyagerait à l’international s’il n’était pas possible de le faire de façon sécuritaire et responsable.

Bien sûr que non. Et bien sûr, un voyage sécuritaire et responsable est possible si tu prends toutes les précautions, si tu choisis ta destination judicieusement, et si tu es à l’aise avec la possibilité de perturbations.

Quoi qu’il en soit, il sera intéressant de voir si le gouvernement fédéral décide de faire quelque chose pour aider l’industrie de l’aviation… et s’il leur faudra encore 6 mois pour le faire (ce qui honnêtement ne serait pas très surprenant).

 

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Sommaire

WestJet a retiré 5 aéroports canadiens de son réseau et ce n’est certainement pas de bon augure pour tous les voyageurs canadiens si le gouvernement fédéral reste aussi passif et indifférent qu’il l’a été jusqu’à présent.

Que penses-tu des coupures de WestJet et de la situation canadienne dans son ensemble? Dis-le-nous dans les commentaires ci-dessous.

 

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Photo de couverture: Québec (crédit photo: Aurusdorus)

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Andrew D'Amours

Andrew est le cofondateur de Flytrippers. Il est passionné de voyages, mais aussi de l'industrie du voyage elle-même en tant qu'ancien consultant en gestion. Il partage son expérience et t'aide à économiser sur tes voyages. En tant que voyageur très économe, il adore trouver des bons deals et avoir des voyages gratuits grâce aux points de récompenses de voyage... pour l'aider à visiter chacun des pays du monde (compte actuel: 62/193 pays, 46/50 États Américains & 9/10 Provinces Canadiennes).

Cet article a 2 commentaires

  1. François

    Westjet n’a jamais Eu de grandes ambitions au Québec. Donc le transporteur retire le seul vol qu’il opérait de Québec. Et ce n’était même pas Westjet, mais Westjet Encore. Donc ce n’est pas une grosse perte pour Québec. Montréal devrait être la prochaine ville abandonnée par le transporteur car ils n’opèrent que 2 vols/jour, toujours opéré par
    Westjet encore vers Toronto.

    1. Andrew D'Amours

      Ils ont eu un peu d’ambition pendant un moment en offrant des vols Montréal-Québec mais se sont vite ravisés haha!

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