You are currently viewing Introduction à comment devenir un «digital nomad» (un nomade numérique)

Une des raisons pourquoi on a lancé Flytrippers, à part évidemment d’aider les Canadiens à voyager plus pour moins (c’est notre mission), c’est aussi de pouvoir voyager plus nous-mêmes. Dans mon cas, je voulais devenir un «digital nomad», ou bien un nomade numérique en français.

Nos carrières respectives ne nous laissaient pas autant de temps qu’on voulait pour voyager: moi en tant qu’ingénieur civil et Andrew en tant que consultant en management. Peut-être que certains d’entre vous sont dans la même situation.

Si comme nous, tu veux faire une refonte de ta vie pour pouvoir voyager plus, devenir un digital nomad est peut-être la solution.

Avec la croissance de l’équipe de digital nomads de Flytrippers qui est en cours, c’est un bon moment d’en parler (et si ce n’est pas toi, on te donne 100$ en argent si tu nous réfères quelqu’un qu’on embauche).

Parce que c’est vraiment plus accessible que tu pourrais le croire. Il y a déjà environ 35 millions de digital nomads dans le monde!

Et garde en tête que si tu voyages dans les 40 pays où 30$/jour suffisent pour vivre, tu n’as vraiment pas besoin du même niveau de revenus pour vivre aussi confortablement que dans l’ultra-cher Canada… tout en te permettant de voyager à temps plein!

 

C’est quoi un digital nomad?

Le mot-clé est évidemment la portion nomade: pour nous les adeptes de voyage, ça veut dire de pouvoir vivre n’importe où dans le monde. C’est ce qui est le plus intéressant.

Le mot digital, ou numérique, c’est que tu dois trouver un moyen de générer des revenus via l’Internet, ce qui est encore plus facile qu’avant grâce à la montée du travail à distance avec la pandémie.

Ça fait près de 4 ans que je travaille à distance sur Flytrippers et ça m’a permis de visiter plus de 50 pays. J’écris rarement ici, mais tu utilises mes lignes de codes chaque fois que tu visites le site et que tu vois les dates des deals de vols qu’on a repérés.

C’est tout simplement merveilleux comme mode de vie.

 

5 façons de devenir un digital nomad

Bien sûr, partir son propre site web qui génère des revenus n’est peut-être pas pour tout le monde, mais il y a plein d’autres façons plus simples de devenir un digital nomad qui sont à la portée de littéralement n’importe qui.

 

1. Demander à ton employeur de travailler à distance

Pour ceux qui n’ont pas la fibre entrepreneuriale ou qui préfèrent commencer sans sauter complètement dans le vide, peut-être que ton employeur actuel serait prêt à te laisser travailler de n’importe où.

Tellement de rôles peuvent être accomplis avec succès sans présence physique. On le sait depuis des années nous (comme tant de gens), mais là, la pandémie l’a montré clairement à de nombreux gestionnaires peut-être plus traditionalistes.

Le risque de te perdre comme employé pourra te donner un bon pouvoir de négociation. Tu peux même commencer par demander de travailler à distance pour 1 an, 6 mois ou 3 mois par exemple, si tu veux voir si tu aimes ça. 

 

2. Trouver un emploi qui permet de travailler à distance

Plusieurs emplois réguliers sont maintenant «100% remote» comme on dit, c’est à dire 100% à distance.

Si tu veux vraiment voyager plus, fais-en une priorité de voyager plus et trouve un emploi qui te permet de le faire.

Nous-mêmes ici chez Flytrippers, on recherche présentement 4 personnes pour faire croître notre équipe à nouveau (enfin) maintenant que la reprise des voyages se confirme.

Dans notre cas, on fonctionne sur une base contractuelle (c’est ce qui a fait en sorte que Flytrippers a pu survivre à la pandémie d’ailleurs) mais ce sont tout de mêmes des postes et des besoins permanents pour ceux qui ont le goût d’intégrer leur passion pour les voyages à leur carrière.

Pour 3 des 4 rôles, il faut avoir des compétences particulières dans notre cas (mais ce n’est pas nécessaire pour devenir un digital nomad il faut bien le préciser):

En tant que site bilingue qui s’adresse à tous les Canadiens, il faut absolument être bilingue.

C’est d’ailleurs un prérequis assez de base pour les autres façons suivantes de devenir digital nomad, mais ce n’est pas non plus complètement impossible de le devenir en étant unilingue francophone. C’est juste que ça limite le bassin d’opportunités évidemment.

C’est pourquoi on recommande fortement à qui que ce soit qui ne connaît pas l’anglais de le faire rapidement (Duolingo est un outil génial, mais on va faire un article sur toutes les façons d’apprendre des langues en ligne bientôt), ne serait-ce que pour pouvoir communiquer avec infiniment plus de locaux dans les pays où tu voyages, l’anglais étant la langue universelle.

 

3. Devenir un freelancer (travailleur autonome/pigiste)

Il y a énormémement de demande pour des gens débrouillards et avec une bonne attitude dans le monde du travail… et c’est encore plus vrai dans le monde du freelancing.

On vit dans une ère merveilleuse. Si tu es motivé, tu peux littéralement apprendre n’importes quelles habiletés en y mettant du temps, grâce à l’Internet. Il y a énormément de possibilités même si tu n’as pas un background qui semble destiné à permettre d’être un digital nomad.

Voici 3 bons sites pour trouver des contrats de freelancing pour commencer: Fiverr, Freelancer et Upwork. Tu peux même commencer ça comme “side gig” pour complémenter ton revenu actuel et te mettre de côté un coussin financier comme couche de protection avant de te lancer dans le freelancing à temps plein. Ou juste pour acquérir de l’expérience.

Quelques domaines qui sont assez accessibles sont l’écriture (surtout grâce à Grammarly), la retranscription, la traduction, le marketing, les réseaux sociaux, etc.

On recommande Intuit Turbo Impôt pour t’aider pour le volet fiscal à tes débuts comme freelancer, ils offrent à la fois des logiciels pour faire ça toi-même pour moins cher avec de l’assistance, ou un service qui te prend en charge (un fiscaliste pour toi en ligne; pratique pour ceux à l’étranger).

 

4. Enseigner l’anglais

Même ceux dont l’anglais n’est pas la langue première peuvent très bien gagner leur vie en enseignant l’anglais à condition de perfectionner leur maîtrise de la langue de Shakespeare.

On va bientôt te présenter un site qui te permet de t’aider à te lancer dans une carrière d’enseignement de l’anglais comme langue seconde dans une multitude de pays fascinants.

 

5. Partir une entreprise

Partir ta propre entreprise en ligne qui te permet de travailler de n’importe où est souvent vue comme l’option la plus intimidante, et c’est vrai que plusieurs préfèrent débuter par le freelancing d’abord.

Dans tous les cas, rien ne bat être son propre patron pour pouvoir concevoir le mode de vie que tu souhaites.

Mais ça nécessite beaucoup de travail aussi.

 

Logistique de devenir un digital nomad

Évidemment, le volet revenu est assez vital, mais ce n’est pas tout.

Pour l’avoir fait maintenant 2 fois (au début de mon périple de digital nomad il y a 3 ans et en avril après un retour d’un an au Canada à cause de la pandémie), il faut évidemment gérer toute la logistique de quitter pour voyager à temps plein.

En gros, c’est de couper les liens contraignants avec un emplacement précis.

Ça veut dire vendre ou louer ta maison ou ton condo (ou sous-louer ton bail). Ou peut-être la mettre en location sur Airbnb et Vrbo, dépendant de ta situation, si tu as quelqu’un de confiance pour t’aider à gérer ça sur place.

Ça veut dire vendre ton auto (ou encore la louer sur Turo) si tu en as une.

Ça veut dire se débarrasser de tout pour pouvoir voyager léger comme tous les pros du voyage le font (c’est-à-dire juste un sac à dos 40 L comme dans mon cas). Ou louer un espace de rangement, ou convaincre un proche d’entreposer le tout.

Ça veut dire tout annuler ce qui peut être annulé, comme le gym, la téléphonie, l’électricité, l’internet résidentiel, etc.

Ça veut dire se trouver une assurance-voyage long-terme, dans mon cas depuis le début c’est SafetyWing que je recommande. Pas juste parce que c’est le plus abordable, mais c’est aussi le seul qui est 100% conçu par et pour des digital nomads.

Ça veut dire de demander sans faute une des rares cartes au Canada qui ne chargent pas 2,5% de frais sur tout ce que tu achètes en devises étrangères (et qui en plus te donnent des centaines de dollars en prime de bienvenue; webinaire gratuit à venir pour en apprendre plus).

Ça veut surtout dire que ça te prend la Carte STACK Mastercard prépayée qui permet d’éviter les frais de retrait aux guichets partout dans le monde et qui est complètement gratuite (et qui n’est pas une carte de crédit, donc pas de «hard pull» sur ta cote de crédit).

Ça veut dire peut-être de considérer la Carte de Platine American Express, la carte premium par excellence au Canada pour les grands voyageurs, avec son accès illimité aux lounges d’aéroport partout dans le monde, puisque tu vas passer plus de temps dans les aéroports. Elle te donne ≈ 566$ en valeur nette l’année 1, et par la suite tu peux prendre d’autres cartes avec quelques accès aux lounges si tu ne veux pas payer.

Finalement, quelques autres outils très pratiques sur la route sont évidemment un VPN comme NordVPN ou BlufVPN pour protéger tes données, LastPass pour protéger tes comptes et un antivirus comme AVG ou McAfee.

 

Logistique en voyage

Ensuite, une fois en voyage, c’est beaucoup plus simple. Comme tu n’as plus tout ces possessions matérielles à traîner, tu peux facilement t’adapter.

Par exemple, je suis présentement à Tbilissi en Géorgie (le pays et non l’état).

Je croyais rester ici 2-3 semaines, mais la vie n’est vraiment pas chère, la nature est belle, les Géorgiens ont inventé le vin (donc il est bien bon!) et il y a une bonne communauté d’autres nomades, donc je peux facilement rester ici quelques semaines de plus. 

Tbilissi, Géorgie (crédit photo: Kevin Gagnon/Flytrippers)

 

Être nomade permet aussi de voyager plus lentement et donc d’avoir encore de meilleurs prix.

On peut facilement trouver des beaux appartements ici pour 30$/nuit, ce qui n’est pas dans les moins chers au monde du tout, mais quand même pas trop cher… mais en louant au mois, il y en a beaucoup dans les 300$/mois, donc environ 10$/nuit!

En plus de sauver beaucoup d’argent, voyager lentement permet de vraiment mieux découvrir un endroit et de connaître des gens; des locaux et d’autres nomades.

C’est souvent une des critiques de ce mode de vie que plusieurs personnes peuvent se sentir seules ou isolées, mais dans pratiquement chaque endroit où tu vas, il va y avoir un groupe Facebook ou WhatsApp de digital nomad ou d’expats.

Être un nomade permet aussi souvent d’avoir plus de flexibilité en termes de destinations et/ou dates. Être flexible c’est littéralement le moyen #1 de trouver de bien meilleurs prix pour tes billets d’avions (mais on n’a pas de deals pour les allers-simples sur la page de deals de vols de Flytrippers, juste des aller-retours).

On peut aussi utiliser plus facilement profiter de “sweet spots” des programmes de récompenses-voyage (passer des semaines dans un hôtel Marriott catégorie 1 à Bali ou en Espagne ou bien avoir des vols Aéroplan pour juste quelques milliers de points) et voyager presque gratuitement. 

Ou bien de pouvoir me déplacer en fonction des hébergements gratuits trouvés sur Trusted Housesitters.

La flexibilité est évidemment la clé pour voyager pour moins cher et être un digital nomad c’est le summum de la flexibilité!

Bref, si tu aimes voyager tu devrais au moins essayer ce mode de vie.

Et c’est toujours possible de le faire plus brièvement (seulement en hiver, par exemple) ou de revenir si tu te rends compte que ce n’est pas pour toi.

En bout de ligne, peu de gens regrettent d’avoir essayé quelque chose. Mais ne pas avoir essayé quelque chose, ça c’est un des regrets les plus courants.

Pour revenir au début avec les façons d’être plus libre géographiquement, si tu veux en savoir un peu plus sur comment nous on a commencé Flytrippers (et aussi sur le nomadisme), on a justement été interviewé sur un podcast sur le sujet récemment (et un autre en anglais).

 

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Sommaire

Voilà mon introduction au mode de vie de digital nomad. N’hésite pas à nous le dire si tu veux en savoir plus.

Que veux-tu savoir sur comment devenir un digital nomad? Dis-le-nous dans les commentaires ci-dessous.

 

Vois les deals qu’on repère: Vols pas chers

Explore des destinations géniales: Inspiration de voyage

Apprends des trucs de pro: Astuces de voyage

Découvre les voyages gratuits: Récompenses-voyage

 

Photo de couverture: Travailler aux Îles Canaries (crédit photo: Kevin Gagnon, cofondateur de Flytrippers)

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Kevin Gagnon

Kevin est le cofondateur de Flytrippers. Ingénieur civil de formation, il poursuit maintenant sa passion du voyage et veut vous inspirer à voyager plus! Son but est de visiter tous les pays du monde, présentement 56/193 de fait!

Cet article a 4 commentaires

  1. Sophie

    Bonjour!
    Vous parlez de l’assurance safety wing, mais je crois comprendre que le montant maximal assuré est 250 000$. Selon tout ce que j’ai toujours lu ou entendu sur l’assurance voyage, ce montant est bien peu. Est-ce qu’un élément m’échappe? Merci !

    1. Andrew D'Amours

      En effet il est plus bas que les autres, pour ceux qui veulent être couverts mais sans avoir des primes trop élevées. Selon tes besoins à toi 🙂

      1. Sophie

        Pas facile d’évaluer ses besoins sans connaître l’avenir! Je me questionne vraiment à savoir si 250000$ est un montant suffisant, par exemple, si je me fait frapper par une voiture, je suis au soins intensifs et une intervention chirurgicale majeure est nécessaire (sans rapatriement possible)… on dirait que j’ai envie d’être cheap sur certains éléments mais pas celui là… tolérance au risque je suppose!

      2. Andrew D'Amours

        Exact, chacun à sa propre tolérance au risque (il y en a même qui voyagent sans assurance — ça c’est évidemment objectivement complètement absurde) mais 250 000$ pour plusieurs ça couvre une vaste majorité des situations. Surtout si tu voyages dans les pays abordables, comme le font la majorité des digital nomads pour économiser, le coût des soins de santé est proportionnel au coût de la vie. Aux États-Unis par contre, 250 000$ c’est rien. Mais c’est eux l’exception, pas le contraire 😛

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