Voici comment c’était à bord du vol inaugural de Swoop, la nouvelle compagnie ultra low-cost canadienne

Ce n’est pas tous les jours qu’une nouvelle compagnie aérienne est lancée. Encore moins une compagnie ultra low-cost, après des années à attendre d’en avoir au Canada. Nous nous devions donc d’être à bord du tout premier vol de Swoop, qui avait lieu mercredi dernier.

Si vous suivez notre page d’aubaines de vols pas chers, vous savez que les compagnies ultra low-cost sont géniales: on vous partage souvent des vols vers l’Europe à 400$ aller-retour (247$ ou 300$ plusieurs fois) et vers la Floride au départ de Plattsburgh pour 150$ aller-retour (89$ plusieurs fois)… tout ça grâce aux compagnies aériennes ultra low-cost européennes et américaines.

Ici même au Canada, il n’y en avait jamais eu malheureusement. C’est une des raisons majeures pourquoi prendre l’avion au Canada est plus cher qu’à peu près partout sur la planète.

Mais enfin, les compagnies ultra low-cost (ULCC) arrivent au pays (on a d’ailleurs un article détaillé sur les ULCC présents au Québec). Et la nouvelle compagnie ULCC Swoop, lancée par WestJet, nous a donc invité à bord de leur vol inaugural, puisque nous sommes la référence des compagnies ultra low-cost au Canada.

Seulement dans les quelques dernières années, j’ai pris une centaine de vols sur 15 compagnies ultra low-cost différentes, sur 4 continents et dans de nombreux pays différents. Je peux donc vous dire avec un niveau élevé de confiance que je connais mieux ça qu’à peu près tous ceux qui parlent à travers leur chapeau quand il s’agit des compagnies ultra low-cost (vous pouvez d’ailleurs voir mon entrevue à CTV, en anglais seulement, pour parler du modèle d’affaires ULCC et de Swoop plus particulièrement).

Voici donc le compte-rendu de l’expérience du vol inaugural de Swoop.

À l’arrivée, en Colombie-Britannique.

Les festivités du lancement

J’arriverai très rapidement au review de l’expérience de vol en tant que tel, mais débutons par les festivités et tout ce qui était spécial par rapport au fait que c’était le tout premier vol de la compagnie.

Le lancement médiatique avait lieu à Hamilton, l’aéroport low-cost de la région de Toronto. C’était évidemment très festif, avec plein de gens de l’équipe Swoop qui étaient très excités que le grand moment soit bientôt arrivé.

Outre les formalités d’usage (des discours et tout le tralala), nous avons également tous pu embarquer à bord de l’avion Swoop pour le voir de près (c’était surtout pour ceux qui ne pouvaient pas être à bord du premier vol en fait). Voici un aperçu, on a bien sûr plein d’autres photos dans l’article.

Il y avait également un gâteau Swoop en forme d’avion (il était délicieux).

Tout le monde a reçu un sac de petits souvenirs avec entre autres des gourdes, des autocollants et bien sûr des petites tirelires Swoop (car les compagnies ultra low-cost permettent de voyager sans vider son compte de banque).

Ce qui est intéressant, c’est qu’on a pu s’entretenir avec Steven Greenway, le PDG de Swoop. En plus d’être extrêmement sympathique, il n’en est pas à sa première compagnie ultra low-cost, ayant travaillé pour plusieurs ULCC en Asie. Ce fut très agréable de discuter avec lui, et vous vous en doutez sûrement, notre première question était par rapport à la venue de Swoop au Québec.

Nous lui avons fait part du grand besoin d’avoir une compagnie ultra low-cost au Québec, soyez-en bien certains! Flytrippers est là pour défendre les voyageurs québécois qui veulent payer moins cher, et nous avons parlé en votre nom et expliqué en détails pourquoi nous avons besoin de Swoop au Québec pour faire baisser nos prix faramineusement élevés.

Évidemment (et c’est normal), il ne pouvait pas se commettre à une date ou même à garantir que le Québec ferait partie du réseau Swoop. Mais sachez qu’il était déjà bien au courant et très conscient de la demande au Québec et de l’intérêt des voyageurs québécois pour avoir plus d’options.

Il nous a expliqué que la priorité de Swoop pour le moment c’est de bien s’établir dans les 5 marchés canadiens de leur lancement et ensuite proposer des vols vers des destinations aux États-Unis dès l’automne. Pour la suite des choses, et bien nous restons bien sûr en contact avec eux pour être les premiers à vous informer si ils planifient venir au Québec!

Le vol inaugural

Puisqu’on a commencé par ce qui touchait au vol inaugural, avant de vous parler de comment c’est à bord, parlons brièvement des quelques particularités du vol.

Premièrement, il y avait encore une ambiance festive à l’aéroport le matin du vol inaugural. Le vol décollait à 5h45, l’embarquement était donc très tôt. C’est pourquoi le lancement médiatique avait eu lieu le jour précédent, sinon ça aurait été beaucoup trop matinal.

Premier scoop sur Swoop: c’était le seul aspect négatif de toute l’expérience… on a dû se lever très tôt pour être sur le tout premier vol! Par contre, le lever du soleil était particulièrement beau ce matin-là. Au moins!

À bord, nous avons eu droit à un discours du PDG, un concours de chant et un toast au champagne avant l’atterrissage (ou plutôt au vin mousseux pour éviter les poursuites judiciaires).

Il y a eu un water cannon salute à l’arrivée en Colombie-Britannique, avec des camions qui ont arrosé l’avion comme le veut la tradition pour un vol inaugural. Ça ne se montre pas aussi bien de l’intérieur de l’avion, alors voici de quoi il s’agit, vu du tarmac.

 

Bref, pour ce qui est de toutes ces particularités, surtout pour un Aviation Geek comme moi qui trippe sur tout ce qui touche aux avions et aux compagnies aériennes, c’était vraiment spécial comme expérience d’être sur le vol inaugural!

Mais c’est bien beau tout ça, mais le vol Swoop, c’était comment?

L’expérience à bord

Il y a tellement d’idées préconçues et de faussetés qui circulent sur les compagnies ultra low-cost, c’est pourtant loin d’être horrible comme certains le prétendent (on a d’ailleurs déjà déboulonné les mythes les plus fréquents sur les ULCC si ça vous intéresse).

Ceux qui se plaignent ne comprennent souvent simplement pas du tout que c’est un modèle d’affaires complètement différent et sont honnêtement souvent de mauvaise foi et semblent tellement vouloir faire paraître l’expérience désagréable. C’est pourtant loin d’être le cas avec Swoop.

Bien sûr, il faut savoir comment les ULCC fonctionnent avant de prendre un vol sur Swoop (ou tout ULCC): c’est un modèle d’affaires complètement à-la-carte. Utilisateur-payeur. Bref, vous avez un siège et un petit sac… et le choix de ce que vous voulez comme options. Personnellement, je n’ai jamais payé le moindre sou de plus à bord d’un ULCC, donc sachez que c’est bien possible de le faire et de ne payer que le prix de base extrêmement bas. Incluant avec Swoop.

Donc l’expérience de vol. En quelques mots, honnêtement, il n’y avait vraiment pas de surprises: c’était tout à fait comme on s’attendait, comme toutes les compagnies aériennes ultra low-cost.

Ce qui est une bonne chose. C’était génial et on a adoré, voici donc un survol de chaque point.

Les bagages

Commençons par ça justement. Non, il n’y a pas de bagages inclus. Ils ne sont pas gratuits nulle part sur aucune compagnie aérienne vos bagages en passant: vous les payez dans le prix qui est 2 fois plus cher que les compagnies ultra low-cost. Que vous en emmeniez ou non.

La beauté de Swoop (et des autres ULCC), c’est que si vous voulez voyager léger, vous pouvez sauver une tonne d’argent. Ce n’est pas pour rien que j’ai pu prendre 65 vols l’an dernier. Je ne paye jamais pour un bagage, je ne prends que le petit sac à dos qui est toujours inclus et gratuit.

Et oui c’est faisable, donc arrêtez de dire que c’est impossible. On l’a fait des dizaines et des dizaines de fois, suffit de l’essayer. Si vous ne voulez pas, c’est correct aussi… mais ce n’est pas que c’est pas faisable.

En passant, si vous ne voulez pas vous casser la tête, même en payant un bagage (de cabine ou en soute), les ULCC reviennent presque toujours moins chers que les compagnies régulières quand même. Le truc à savoir, c’est que c’est moins cher payer le bagage en ligne avant le départ qu’une fois à l’aéroport.

D’ailleurs, on a une série de 4 articles sur les bagages pour les ULCC qui s’en vient, pour vous montrer une bonne fois pour toute que ça se fait de voyager léger, et comment le faire. Et aussi comment les règles de bagages fonctionnent avec les ULCC, en détail. Ne manquez pas ça dès la semaine prochaine (abonnez-vous à notre infolettre gratuite pour ne rien manquer).

swoop review

En attendant, pour Swoop, c’est effectivement le même modèle que les autres ULCC nord-américains, soit un petit sac à dos gratuit. On est partis pour une semaine dans l’Ouest sur ce vol, et on a emmené seulement un petit sac à dos sans problème, donc 0$ de bagages. Si vous voulez un bagage, c’est seulement 26$ de plus, ce qui est très raisonnable. Mais ce n’est pas obligatoire, c’est optionnel: vous choisissez.

L’avion

Vols pas cher n’égale pas vieil avion, loin de là. Les compagnies ultra low-cost ont en fait des flottes très récentes, ça permet de garder les prix bas car ça consomme moins de carburant et ça requiert moins de maintenance.

Swoop ne fait pas exception à la règle, ayant pour le moment 2 Boeing 737-800 datant de 2015, donc très récents. Ce sont des anciens appareils de WestJet qui ont été convertis. C’est le modèle d’avion le plus populaire auprès des ULCC (et un des plus populaires dans le monde entier) et ceux de Swoop sont configurés avec 189 sièges (3-3).

Comme vous pouvez le voir, la couleur rose est bien en évidence. Les ULCC semblent toujours choisir des couleurs bien vives, ce n’est peut-être pas le meilleur look, mais bon ça ça dépend des goûts… et surtout ce n’est pas très grave.

Les sièges et le confort

Oui, c’est vrai que le modèle ULCC implique un peu moins d’espace pour les jambes, c’est ce qui permet de transporter plus de passagers et de réduire les coûts.

Un peu moins, c’est vraiment important de mentionner. Pour avoir pris des centaines de vols autant en mode ULCC que régulier, la différence est vraiment minime.

Si vous voulez des chiffres, le seat pitch, soit la distance entre les deux sièges, est de 29 à 30 pouces sur Swoop, alors que sur les transporteurs réguliers elle est habituellement de 31 pouces (parfois 32). Un pouce ou deux, ça ne change vraiment pas grand chose au confort. Même si je mesure près de 6 pieds, j’étais confortable… tout autant que sur les compagnies régulières.

En plus, les sièges ont des appuie-têtes avec des supports qui sont extrêmement utiles pour le confort à bord, ce n’est pas toujours inclus ça ailleurs.

C’est vraiment plus confortable pour tenter de dormir par exemple.

Les sièges se réclinent aussi contrairement à bien des compagnies ultra low-cost, pour ceux qui aiment empiéter sur l’espace des gens derrière eux 😉

Finalement, si vous voulez choisir vos sièges, il y a un frais pour ça. Laissez donc le système vous assigner n’importe quel siège, c’est gratuit. Vous allez survivre, peu importe où vous êtes assis. Et si vous voulez être presque certain d’être assis avec votre compagnon de voyage, suivez notre astuce de pro.

Le divertissement

Encore une fois, le divertissement revient souvent comme plainte des ULCC. Personnellement je ne comprend vraiment pas cet enjeu-là, je ne comprend pas comment on peut ne pas vouloir sauver la moitié du prix juste pour avoir un écran. Truc de pro: emmenez votre propre divertissement et le tour est joué!

Fait intéressant: tous les sièges Swoop ont une prise de courant, ce qui n’est vraiment pas toujours le cas chez les ULCC. Et c’est gratuit ça!

Swoop offre des films et des séries télé que vous pouvez acheter via leur app si vous êtes incapables de prendre 5 minutes avant votre voyage pour vous préparer du divertissement vous-même, et la sélection semble bonne. Il y en a même en français.

Finalement, ils offrent également des plans de WiFi, un des rares ULCC à être équipé pour ça. J’aime beaucoup trop voyager (c’est-à-dire garder mon argent pour payer plus de vols) pour payer pour ça, mais si ça vous intéresse, au moins vous avez l’option.

On a d’ailleurs une astuce qui va vous permettre d’avoir le WiFi gratuit à bord, ne manquez pas ça non plus très bientôt en exclusivité sur notre blog pour nos lecteurs.

Le service

C’est clair, tout le monde était de bonne humeur car c’était historique, le tout premier vol de la compagnie.

Mais même tout au long des deux jours avec eux et de toutes nos interactions avec les différents membres de l’équipe Swoop, nous avons eu l’impression qu’ils étaient tous très heureux de faire partie de l’aventure ULCC!

Au risque de me répéter, j’ai pris une centaine de vols ULCC dans ma vie et une centaine de vols réguliers… je suis donc à l’aise de me considérer assez qualifié pour comparer. Et je n’ai jamais trouvé que les employés ou que le service était moins bon à bord des ULCC. Jamais. Ce n’est pas parce que c’est moins cher que vous êtes moins bien traités à bord, vraiment pas.

Les repas

Encore, le modèle ULCC est simple. Si vous voulez quelque chose, vous l’achetez. Vous payez donc votre repas si vous en voulez un… tout comme vous le faites partout à chaque jour de l’année. Ou encore mieux, vous emmener une collation et ça ne vous coûte rien.

Honnêtement, quand nous avons vu le menu Swoop, on s’est tous les deux dit que leurs prix sont très bas, c’est tout à fait raisonnable si vous désirez vous procurer quelque chose à manger.

On venait juste de prendre WestJet pour partir du Québec, et donc on a même remarqué que certains items étaient même moins chers sur Swoop.

La logistique

Pour terminer, parlons des opérations de Swoop. Je l’ai mentionné, ils ne sont donc pas au Québec, mais certains ULCC internationaux le sont. On aura d’ailleurs un article détaillé sur les ultra low-cost au Québec sous peu!

Swoop est présent dans 5 villes canadiennes: Hamilton (Toronto), Abbotsford (Vancouver), Halifax, Edmonton, Winnipeg.

Le prix moyen payé par les passagers sur le vol inaugural, de la région de Toronto à la région de Vancouver, était de 103$ pour l’aller-simple. Si vous avez déjà cherché le prix d’un vol vers Vancouver, vous savez à quel point ça peut être cher en ce moment sur les compagnies aériennes régulières.

Mais c’est certain que tant qu’ils ne viennent pas au Québec, ce n’est pas nécessairement pratique. Si par contre pour vos dates les vols vers une des 3 villes de l’Ouest sont chers de Montréal (et que vous n’avez pas de flexibilité), il se peut que payer un bus pas cher vers Toronto et acheter un billet Swoop revienne moins cher (surtout si ce billet est dans nos deals). Mais pas toujours, ça c’est sûr que non.

La bonne nouvelle, c’est que le modèle ULCC est enfin arrivé au Canada, et il a été très bien réussi par Swoop, basé sur mes expériences sur 14 autres ULCC. Ça ne peut qu’être une bonne nouvelle, et avec un peu de patience, espérons que ça va venir au Québec rapidement!

Voilà un survol de notre expérience avec Swoop! C’était très agréable et nous sommes encore plus excités à l’idée d’avoir ce nouveau ULCC au Canada. Avez-vous des questions?

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Andrew D'Amours

Andrew est le cofondateur de Flytrippers. Passionné de voyage, et de l'industrie du voyage elle-même en tant qu'ancien consultant en gestion, il veut partager son expérience et vous aider à économiser sur vos voyages. En tant voyageur très économe, il adore trouver des bons deals et avoir des voyages gratuits grâce au Travel Hacking... pour l'aider à visiter chacun des pays du monde (compte actuel: 45/193 pays, 46/50 États Américains & 9/10 Provinces Canadiennes).

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