Ciudad Perdida: randonnée dans la jungle colombienne

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À l’automne dernier, mon mari et moi avons eu le plaisir de visiter la Colombie pendant deux semaines et demi. Au cours de ce voyage, nous avons participé à une expédition de quatre jours en quête d’une cité perdue! Quatre journées de marche dans la jungle, au cœur des montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta et en pleine saison des pluies, s’il-vous-plait!

C’était la dernière étape, mais non la moindre, de notre aventure colombienne. Nous avions précédemment visité la capitale du pays, Bogotá, la métropole de Medellín et ses alentours ainsi que la magnifique ville coloniale de Cartagena au nord (Carthagène des Indes).

D’ailleurs, si le cœur vous dit d’aller explorer ce magnifique pays, sachez que chacune de ces trois villes figurent à l’occasion sur la page d’aubaines de vols pas chers de Flytrippers dans les alentours de 450-500$.

J’ai hésité jusqu’à la dernière journée à savoir si je serais capable d’accomplir cet exigent trek. Et ce, même si je m’étais entrainée avant mon départ dans le but d’être bien préparée physiquement. Je m’étais aussi énormément informée auparavant sur internet, dans mon guide de voyage, auprès de gens qui l’avaient déjà fait et aussi auprès de quelques agences offrant le tour.

Étrangement, plutôt que de m’aider à me faire une idée, chaque témoignage semblait me confondre un peu plus. C’est finalement pleine de doutes et plutôt nerveuse que je me suis présentée le matin du départ. Si vous envisagez, vous aussi, de suivre la randonnée vers la cité perdue colombienne, voici mon petit guide « Ciudad perdida pour les nuls » et le récit de mon expérience personnelle.

Cité perdue Colombie
Cité perdue dans la Sierra Nevada de Santa Marta

Histoire

La fondation du site de Ciudad perdida (appelé Teyuna par les populations indigènes) date de l’an 850. C’est 650 ans avant le Machu Pichu au Pérou! L’ancienne cité a été abandonnée durant la conquête espagnole, puis repérée dans les profondeurs de la jungle par des pilleurs de tombes au début des années 1970, qui ont immédiatement vu le potentiel touristique de l’endroit.

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Selon notre guide, l’initiateur du trek se rendait à Santa Marta avec des photos du site pour aborder chaque personne « grande et blonde » qu’il croisait avec les seuls mots d’anglais qu’il connaissait: « Come on, come on, lost city! ».

À cette époque, le trek était loin d’être encadré comme il l’est maintenant et les revenus engendrés par cette activité profitaient uniquement au promoteur. Aujourd’hui, le prix est régit par le gouvernement et l’argent est réparti entre les agences, l’État et les communautés indigènes à qui appartient le territoire entourant le site.

Les agences autorisées à vendre le tour doivent être détentrice d’un permis OPT (Operación de Programas Turísticos), délivré par le gouvernement. Il n’est pas nécessaire de réserver le trek à l’avance, simplement se présenter au bureau de l’agence la veille. Il y a habituellement des départs à tous les jours, sauf en septembre, où le site est fermé aux touristes.

cité perdue indigène Colombie
Installations traditionnelles indigènes à la cité perdue

Prix

Le prix est le même partout. Il était de 950 000 pesos colombiens par personne (environs 400$), au moment de notre visite en octobre 2018. Cela dit, le coût semble augmenter rapidement d’une année à l’autre. L’année précédente à peine, il était de 850 000 pesos.

Ce prix inclut : le transport depuis Santa Marta jusqu’à village d’El Mamey (aussi appelé Machete) où débute le trek, la nourriture (repas et collations), de l’eau potable (traitée à l’iode), l’entrée au site, les services de guides et de traducteurs anglais (si le guide n’est pas bilingue lui-même), ainsi que les assurances.

Il est possible de faire le trek sans débourser un sou de plus. Par contre, il est probable qu’à un moment ou un autre, vous voudrez vous acheter soit une collation supplémentaire, des bouteilles d’eau de source si votre estomac tolère difficilement l’eau traitée chimiquement, ou encore, une solution de réhydratation, au besoin. Il est donc suggéré d’apporter un peu d’argent de poche, en petite coupure idéalement.

De plus, à la fin de l’aventure, notre groupe s’est entendu pour donner un pourboire à l’équipe de guides. Par contre, je ne sais pas s’il est coutumier de le faire ou non. Nous avons simplement suivi l’initiative du reste du groupe à ce sujet, car nous étions plus que satisfaits du service reçu.

Durée

La formule standard se déroule sur une période de quatre jours, mais des forfaits de cinq et six jours sont également disponibles pour le même prix. Si vous optez pour une randonnée plus longue, les distances de marche ne sont pas réparties également, étant donné l’emplacement des camps. De sorte que vous aurez beaucoup de marche à faire les premiers jours et moins en fin de parcours.

Si vous n’êtes pas certain de compléter le trek en quatre jours, vous pouvez d’abord choisir l’option de cinq jours. Il vous sera ensuite possible de changer d’avis en cours de route pour raccourcir votre randonnée si vous le désirez. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait. 

Difficulté

Officiellement, le parcours couvre une quarantaine de kilomètres… mais cela ne tient pas compte des dénivellations. En réalité, il ferait plutôt aux alentours de 60 km, ce qui donne une moyenne de quinze kilomètres par jour. Le détail de l’itinéraire est disponible auprès des agences qui vendent les tours, incluant le nombre de kilomètres parcourus par jour, en fonction du nombre de jours.

Le type de terrain est également très variable (terre, sable, glaise, boue, roches glissantes, etc.) et la température chaude, parfois humide (sinon carrément orageuse pendant la saison des pluies d’octobre et novembre), n’aide en rien. Certaines pentes sont très escarpées et le trajet comprend plusieurs traversées de rivières à pieds. On atteint l’autre rive avec l’aide des guides ou en s’agrippant à une corde fixe. Pour finir, il faut gravir environs 1200 marches pour accéder au site.

De grâce, sur le chemin du retour, une option « paresseux » était offerte: remplacer les deux dernières heures de marche par vingt minutes de mototaxi, moyennant un léger supplément (25 000 pesos par personne à ce moment-là, soit environs 10$). Je vous avoue que nous avons triché avec plaisir, de même que le reste de notre groupe. 

Le trek est considéré d’une difficulté « modérée à difficile ». Personnellement, j’ai trouvé que ça penchait plus du côté « difficile » que « modéré », mais je suis loin d’être une athlète. En fait, pas sportive pour deux cennes comme on dit. Néanmoins, je suis en bonne santé physique, ce qui est primordial pour amorcer le trek. L’endroit est très éloigné des grands centres. Ce qui veut dire qu’en cas de blessure ou autre urgence médicale, vous devrez d’abord être véhiculé par mule, puis par moto, jusqu’au village le plus près. Il est préférable d’avoir déjà hiké auparavant dans sa vie, mais même la plupart des néophytes complètent le parcours sans problème majeur.

Notre groupe de treize personnes était majoritairement composé de jeunes adultes dans la vingtaine, à l’exception d’un garçon de douze ans accompagé de sa mère. D’autres groupes ont parfois des randonneurs plus âgés. Si vous êtes en bonne santé et relativement endurant, l’âge n’est pas un obstacle. Une bonne motivation et un moral positif sera un grand atout durant cette longue randonnée.

Équipement

De bonnes chaussures ou bottes, de concert avec un bâton de marche, vous éviteront des foulures de cheville certaines. Des bâtons de bambou sont fournis à cet effet et deviendront votre meilleur ami. Les vêtements légers et qui sèchent rapidement sont à prioriser. Même si rien ne sèche vraiment complètement dans cette jungle aussi dense qu’humide. Un chasse-moustique efficace est essentiel.

Personnellement, nous avions également apporté des capsules d’électrolytes à mettre dans notre eau. Cela nous a beaucoup aidés à rester hydratés adéquatement, malgré les efforts soutenus et la chaleur ambiante. Les agences vous fourniront une liste de choses à apporter avec vous. Elles pourront aussi mettre à votre disposition de l’espace d’entreposage pour vos bagages extra pendant votre trek. Pensez que tout ce que vous apporterez devra être transporté sur votre dos. Il est donc préférable d’apporter seulement le minimum.

Campements 

Les campements sont d’un confort minimal, mais disposent de tout ce dont vous aurez besoin. Vous y trouverez des lits superposés avec moustiquaires, une cuisine et salle à manger, des toilettes et douches rudimentaires. On y retrouve aussi un petit magasin où vous pourrez acheter les essentiels, en cas d’oubli. Certains camps sont munis de prises de courant pour recharger téléphone et caméra. D’autres vous donnent accès à des plans d’eau pour une baignade rafraîchissante en nature.

camp ciudad perdida trek
Un dortoir typique de campement

Nourriture

La nourriture incluse durant le trek n’impressionnera peut-être pas les plus foodies d’entre vous. Cependant, elle vous procurera toute l’énergie dont vous aurez besoin, ce qui n’est pas peu dire! Au déjeuner, nous mangions des œufs, des toasts et des fruits avec thé, café et/ou chocolat chaud.

Les dîners et soupers étaient composés de viande ou de poisson avec du riz, des fèves et des légumes, à l’exception d’un repas de pâtes. Des options végétariennes sont également offertes, veuillez le préciser au moment de réserver votre tour. Tous les repas du midi et du soir étaient accompagnés d’un dessert, tel un petit gâteau ou des biscuits.

Les collations qui nous ont été servies pendant les journées étaient principalement des fruits frais. Une fois, nous avons eu droit à du pop-corn en terminant notre journée de marche, ce qui fût bien apprécié de tous!

Colombie cité perdue nourriture
Un des meilleurs jus d’orange que j’ai bu dans ma vie

Horaire

Les journées débutent très tôt, soit vers 5h du matin, afin de commencer la randonnée dans une fraîcheur relative. La marche se poursuit habituellement jusqu’aux alentours de 16h. Les journées sont ponctuées de plusieurs pauses et d’un arrêt plus long pour le dîner. Avant le repas du soir, nous disposions d’un peu de temps pour se reposer et parfois se baigner dans une rivière.

En soirée, nos guides s’asseyaient avec nous pour partager des informations sur la cité perdue, sur les communautés indigènes ou encore sur la faune et la flore de la région. Après quoi, nous allions nous coucher vers 20h, sans rouspéter, exténués de notre journée!

Sierra Nevada de Santa Marta Colombie
Paysage de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie

Site

C’est le troisième matin que l’on parvient enfin à la cité perdue, après avoir monté les 1200 marches y menant. Nous sommes restés quelques heures sur place à visiter différentes sections du site archéologique. Il est composé de plus d’une centaine de terrasses et les chercheurs en découvrent de nouvelles chaque année.

Ciudad Perdida est loin de bénéficier de la même notoriété que le Machu Pichu. Cela dit, elle a quelque chose d’autre de très précieux que l’on retrouve à peu d’endroits dans le monde. C’est le privilège de visiter un site historique aussi impressionnant et incroyable et de l’avoir pour soi seul. Ou presque.

Cité perdue trek Colombie
Les terrasses de la cité perdue au coeur de la végétation

Sécurité

Bien qu’il y ait eu des évènements violents dans le passé dans la région de la Sierra Nevada de Santa Marta, dont un enlèvement de touristes à Ciudad Perdida en 2003, le site est maintenant considéré comme sécuritaire pour les visiteurs.

Vous remarquerez qu’il est sous la surveillance active et constante de l’armée colombienne, question d’assurer la sécurité des touristes et de leurs guides, mais aussi des archéologues qui travaillent sur place.

sécurité cité perdue Colombie
Un des soldats gardant le site

Sommaire

Malgré tous les efforts que ça m’a pris pour parvenir à compléter le trek, malgré toutes les piqûres de moustiques et les ampoules aux pieds, je suis fière d’avoir réussi à accomplir ce défi. On dit parfois du voyage que c’est le chemin parcouru qui compte plus que la destination. Ciudad Perdida en est un bon exemple selon moi. Définitivement à mettre sur votre liste si vous visitez la Colombie!

Vous pouvez également lire le récit de mon escale sur l’île de São Miguel aux Açores.

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Mon parcours de globetrotteuse a débuté dès l’école secondaire lors d'un voyage d’aide humanitaire en Équateur. Depuis, je n’ai jamais arrêté de parcourir le monde: Amérique latine, Europe, Asie du Sud-Est, Moyen-Orient. Je voyage pour être témoin de réalités étrangères, rencontrer des gens de partout et apprendre sur différentes cultures. Jusqu’à maintenant, mes périples m’ont mené dans 28 pays, et je ne suis pas prête de m’arrêter!

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