Un aéroport complètement neuf, ça n’arrive vraiment pas souvent. Il n’y en avait pas eu depuis quelques décennies au Canada, mais hier, l’aéroport Montréal-Métropolitain (YHU) a officiellement ouvert à Saint-Hubert (Longueuil). À défaut de pouvoir y décoller, j’ai pu au moins y atterrir. C’était très bien: autant l’aéroport en tant que tel que le transporteur aérien Porter (encore).
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Voici comment c’était d’atterrir au nouvel aéroport Montréal-Métropolitain (YHU)… ainsi qu’un avant-goût sur mon expérience Porter.
C’est quoi l’aéroport Montréal-Métropolitain?
Si tu connais déjà la base de ce nouvel aéroport, tu peux sauter directement aux sections sur mes impressions et mes photos.
Tu as probablement déjà entendu parler de l’aéroport Montréal-Métropolitain. Une de mes nombreuses entrevues accordées à LCN portait même sur ce sujet il y a quelques semaines; ça fait littéralement des années que Flytrippers t’en parle. Eh bien, il est enfin ouvert!

Plus de concurrence est toujours une bonne chose pour les consommateurs dans le monde des aéroports… comme pour toutes les industries d’ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas l’économie de base.
L’aéroport de Saint-Hubert existe depuis 1927, mais il a été renommé et un terminal flambant neuf vient d’être construit par Porter.
Ça a été construit sans argent public; bravo. Ça vaut la peine de le préciser tant c’est rare au Canada (les dépenses gouvernementales atteignent maintenant un incroyable 43% de notre PIB).

L’idée est simple: à peu près toutes les grandes villes au monde ont 2 aéroports.
Et Montréal en a grandement besoin, étant donné le chaos à venir à l’aéroport Montréal-Trudeau (YUL), qui n’a pas été conçu pour un tel volume de passagers (on connaît tous l’histoire du fiasco de Mirabel).
Regardons brièvement les avantages et les désavantages pour que tu comprennes l’essentiel de ce nouvel aéroport.
Le principal avantage de l’aéroport Montréal-Métropolitain est que c’est petit, efficace, et rapide. Un monde complètement différent; c’est supposé être plus fluide et relaxant comme expérience, contrairement à un gros aéroport majeur. Et les prix des vols sont souvent moins chers en ce moment, parce qu’ils doivent attirer une nouvelle clientèle.
Un autre avantage l’est uniquement pour certains voyageurs: ce n’est pas sur l’île de Montréal. En fait, leurs études indiquent que s’y rendre est plus rapide qu’à YUL pour environ la moitié de la population de la région métropolitaine. Mais c’est sûr que si tu habites à Saint-Eustache, ce n’est pas idéal…

Le principal désavantage de l’aéroport Montréal-Métropolitain est qu’une réglementation fédérale désuète et archaïque ne permet que des vols domestiques. Porter dessert 11 aéroports canadiens pour l’instant, et le transporteur régional québécois Pascan dessert 5 autres aéroports. Tu as quand même accès indirectement au réseau international de Porter via les 2 aéroports de Toronto.
Un autre désavantage l’est uniquement pour les voyageurs futés qui savent comment c’est facile d’accéder gratuitement d’être payé pour accéder aux salons d’aéroport VIP: il n’y en a pas à YHU (il y a 10 salons à YUL). La nourriture et les breuvages, ça peut coûter cher dans les aéroports quand tu n’as pas de salon…
De quoi a l’air l’aéroport Montréal-Métropolitain?
Flytrippers va publier un guide complet sur l’aéroport Montréal-Métropolitain très bientôt, mais je voulais tout de suite partager mon expérience à chaud. En tant qu’AvGeek, c’était cool de pouvoir découvrir un nouvel aéroport flambant neuf ici au Québec.
Pour donner une idée de la taille, voici le terminal vu des airs. Il y a 9 portes d’embarquement et une capacité assise de 900 passagers.

C’est donc assez petit pour être beaucoup plus facile à naviguer. Tout est sur un seul niveau et assez compact.
(Je vais parler de l’accès à l’aéroport dans une section plus bas!)

Le design de la façade est très joli et moderne.

Il y a 3 entrées/sorties (C, B, A; de droite à gauche):
- Les comptoirs d’enregistrement sont à droite (C)
- Le contrôle de sécurité est vers le milieu (B)
- Les arrivées sont à gauche (A)
Le choix de couleurs est bien réussi, même si c’est évidemment très subjectif, ça.

À l’intérieur, c’est en forme d’un rectangle bien simple.

Évidemment, le terminal est fraîchement construit, donc c’est magnifique. Très lumineux.

Je commence à gauche avec les comptoirs de transporteurs aériens… mais si tu es un voyageur futé qui n’emmène jamais de bagages enregistrés, tu peux évidemment aller directement à la sécurité.

Si tu fais au moins ton check-in en ligne (c’est franchement inexplicable de ne pas le faire en 2026), tu n’as qu’à faire ton dépôt de bagages.
Je répète que le 1er bagage enregistré est gratuit pour toi et 8 compagnons de voyage sur Porter avec la Carte Mastercard BMO VIPorter World Elite (tout comme sur Air Canada avec les cartes Aéroplan de niveau principal).
Comme il n’y a présentement que 2 transporteurs, il n’est pas très difficile de trouver les comptoirs.
(Les vols étaient terminés pour la journée quand je suis arrivé en soirée, donc ils étaient tous fermés!)

Comme tu peux le voir, il y a aussi une série de bornes libre-service.

Il y a beaucoup de comptoirs. Clairement, la vaste majorité va être inutilisée le temps que davantage de vols soient ajoutés. C’est bien qu’ils aient construit un peu plus grand en partant, pour ne pas avoir à agrandir tout de suite si ça va bien.
L’aéroport vise 1 million de passagers la 1re année (YUL en a 22 millions, pour comparaison), mais 4 millions à terme. C’est certainement ambitieux.
Bref, pour terminer ce côté du terminal, au bout, il y a le dépôt de bagages hors dimensions et une grosse affiche YHU; je reviens sur le branding un peu mêlant de l’aéroport dans une section séparée plus bas si ça t’intéresse.

Ils ont des chariots à bagages, bien sûr.
(Étrangement, ils ne semblent pas encore avoir réussi à vendre de la publicité sur ceux-ci; c’est pourtant un placement très populaire auprès des entreprises, habituellement!)

Il y a aussi quelques places assises le long des fenêtres, mais pas beaucoup.

Ensuite, juste à gauche des comptoirs, il y a le point de contrôle de sécurité.
Il y a une belle file prioritaire pour les détenteurs de la Carte Mastercard BMO VIPorter World Elite.

Cela dit, je ne peux pas imaginer que l’attente soit très longue même dans la file régulière. Le contrôle de sécurité est minuscule, parce que l’aéroport est si petit.

Ça explique pourquoi il ne semble pas non plus y avoir de file Voyageur vérifié (NEXUS). C’est quand même dommage, parce qu’en plus de la file plus courte (voire inexistante la plupart du temps), le contrôle de sécurité en tant que tel est plus rapide en tant que membre NEXUS.
À côté du contrôle de sécurité, il y a des écrans d’information de vol et des machines distributrices.

Il y a des toilettes très propres et modernes juste à côté.

Et finalement, il y a les arrivées au bout, à gauche (je reviens plus bas sur mon expérience d’arrivée d’hier).

La partie la plus importante d’une expérience dans un aéroport est évidemment le départ (le passage à la sécurité et l’attente), pas nécessairement l’arrivée.
Je vais certainement y retourner éventuellement pour partager l’expérience complète, mais tout ce que je pouvais faire hier, c’était y atterrir (j’étais au festival de musique Vans Warped Tour à Washington ce week-end).
Alors, pour ce qui est du côté piste (landside) de l’aéroport, j’espérais qu’en débarquant on arriverait directement dans le terminal comme dans bien des aéroports (pour les vols domestiques évidemment), pour pouvoir te prendre bien des photos.
Ce n’est pas le cas.
Voici donc une photo officielle de l’aire d’attente très moderne et bien plus luxueuse qu’un aéroport typique; la seule de cet article qui n’est pas une de mes photos que j’ai prises hier.

Il n’y a pas présentement d’offre alimentaire, mais un restaurant Bâton Rouge et un Café Dépôt vont ouvrir «bientôt» (tout comme un petit magasin pour dépanner).
Comment c’est d’atterrir à l’aéroport Montréal-Métropolitain?
Pour ce qui est de l’approche vers l’aéroport Montréal-Métropolitain, le trajet n’est pas plus long. Mon vol de Toronto était bloqué à 1h15; exactement la même durée que le vol vers YUL.
(Remarque aussi les prix, pour exactement la même date! C’est pourquoi il faut toujours comparer si on veut économiser sur les billets d’avion. Pas vraiment plus compliqué que ça; compare,compare, et compare plus!)

La piste principale est orientée de manière similaire à celles de YUL.
On a été jusqu’à dépassé Belœil, puis on a fait 2 virages à gauche pour arriver du nord-est, très similaire aux trajectoires à YUL.

On voyait bien le centre-ville à gauche, du moins à partir de mon bon emplacement dans le siège 1A du bon côté (autant pour bien voir Toronto au départ aussi).

L’atterrissage était doux; si c’était la 1re fois que le pilote visitait YHU, ça n’a pas paru.

Une fois au sol, le taxi a duré un gros total de 2 minutes. Un autre exemple des avantages de ce petit aéroport.

On s’est stationné à la porte G4, à côté d’un beau jet de Porter.

Le désembarquement se fait par des passerelles (jetbridge) et non pas par des escaliers au sol comme dans bien des plus petits aéroports.

Ça a été un peu plus long pour bien l’enligner, mais rien de dramatique; je suis certainement compréhensif quand c’est littéralement le premier jour d’opération de l’aéroport.

La passerelle sentait littéralement encore le neuf.

Ça mène à un couloir qui est séparé de l’aire principale du terminal, comme mentionné.

Ça débouche sur une grande salle avec 2 carrousels à bagages.

Il y avait une machine distributrice de breuvages Coca-Cola et quelques sièges sous la publicité de la Carte Mastercard BMO VIPorter World Elite, et c’est tout!

Comment accéder à l’aéroport Montréal-Métropolitain?
L’aéroport Montréal-Métropolitain est près de la jonction entre la route 116 et l’autoroute 30 (qui a 2 voies par direction là-bas, soit la même quantité que sur l’autoroute entre Saint-Joseph-de-Beauce et Saint-Georges).
La plupart des gens vont y aller en auto, même si le stationnement d’aéroport est une des plus grandes arnaques au monde, avec les taxis/Uber d’aéroport.
L’aéroport Montréal-Métropolitain ne te permet pas nécessairement d’économiser là-dessus (contrairement à l’aéroport américain de Montréal à Plattsburgh, qui s’est toujours distingué par son stationnement très abordable mais qui offre très peu de liaisons).
Le prix économique est de 24$ par jour. Il y a des stationnements plus chers à quelques pas de la porte, avec aussi des bornes de recharge pour véhicules électriques.

Il y avait des bornes pour le paiement à l’extérieur et à l’intérieur du terminal.

Le transport en commun est presque toujours la meilleure option pour économiser entre les aéroports et les villes.
D’ailleurs, dis-nous si tu préfères les économies ou la simplicité en remplissant notre sondage et obtiens 10 chances de gagner notre tirage de 999$ en vols gratuits pour nos 9 ans de t’aider à voyager pour moins.
C’est ce que j’ai testé hier soir: le METbus du RTL (Réseau de transport de Longueuil), qui coûte 3,75$ (le chauffeur nous a tous laissé entrer gratuitement hier pour célébrer l’ouverture de l’aéroport, j’imagine).

L’arrêt est vis-à-vis de la file de taxis, face à la section des arrivées au bout du terminal.

Ça t’emmène relativement directement à la station de métro Longueuil (ligne jaune) en 26 minutes. De là, le métro prend 6 minutes pour se rendre à la station Berri-UQÀM. Ce n’est donc pas direct comme le bus 747 de YUL, mais ça aurait pu être bien pire.
Par comparaison, Lyft chargeait 22$ (prix régulier) et Uber 25$ au moment où j’ai pensé à vérifier, rendu au centre-ville. Pas si pire.

Le défaut est que l’autobus n’est pas très fréquent; c’est compréhensible considérant que l’aéroport est nouveau et loin d’être très utilisé. Espérons que ça s’améliore.
C’est un autobus normal qui n’a pas de porte-bagages, contrairement au bus 747 pour YUL. Mais ce n’était pas assez plein pour être un enjeu le 1er soir. Peut-être que ça peut le devenir quand ce sera plus achalandé.

Comment appeler l’aéroport (MET ou YHU)?
L’aéroport a fait un beau branding avec le nom «Métropolitain», et c’est ce qui est en évidence sur la façade du terminal.

C’est aussi ce qui était indiqué sur les écrans d’information de vol et sur l’écran à la porte d’embarquement à Toronto.

Mais ils conservent aussi le branding YHU en parallèle, ce qui peut être déroutant pour certains. C’est le code IATA à 3-lettres de l’aéroport, et ça se change plus difficilement (même l’aéroport de Palm Beach va garder son code PBI même si le nom va changer à Donald J. Trump International Airport en juillet).
Il y a une grande affiche lumineuse YHU au bout du terminal (impossible à manquer à partir de n’importe où).

Les écrans affichent à la fois YHU et MET les uns à côté des autres (les écrans des comptoirs; ceux avec des enjeux techniques plus hauts étaient en train d’être calibrés par un employé).

Les véhicules ont le branding YHU et non pas MET.

Les bornes aussi.

Et pour ajouter un autre terme, dans chacune de ses communications, le pilote Porter n’a fait qu’appeler l’aéroport «Saint-Hubert» et non pas «Montréal-Métropolitain» (et pas «Montréal-Saint-Hubert» non plus pour être clair, juste «Saint-Hubert»).
Je n’ose même pas imaginer à quel point tous les voyageurs non-Québécois à bord n’avaient aucune espèce d’idée de ce que Saint-Hubert était, vu que partout ailleurs, c’est soit écrit Montréal-Métropolitain soit YHU… pas de Saint-Hubert nulle part.
Comment était l’expérience Porter vers l’aéroport Montréal-Métropolitain?
Évidemment, si tu passes par l’aéroport Montréal-Métropolitain, tu risques d’être sur Porter, alors ça vaut la peine de mentionner cette partie de l’expérience. Pour souligner l’ouverture de ce nouvel aéroport, je vais en parler davantage séparément dans un guide complet bientôt.
Mais je voulais t’en donner un avant-goût.

J’ai bien aimé mes 8 vols à vie sur Porter. Ils sont en forte croissance, et c’est excellent pour la concurrence au Canada.
Je compte voyager plus souvent avec eux grâce aux nombreux points, au billet compagnon 2-pour-1, et aux avantages de voyage que j’ai grâce à ma Carte Mastercard BMO VIPorter World Elite.

Donc, même si la prime de bienvenue m’a donné assez de points pour jusqu’à 8 vols aller-retour sur Porter (!!!), je ne les ai pas utilisés cette fois-ci parce que Porter m’a invité à bord pour vivre l’expérience du nouvel aéroport précisément.
Comme toujours, ça ne leur donne aucun droit de regard sur notre contenu, évidemment.
Cela dit, mes 2 vols Porter hier se sont encore très bien passés. Tout était à l’heure et le service était très aimable à bord.

Porter n’est plus seulement le petit transporteur régional que tu as peut-être connu. Il a maintenant une flotte de 82 avions.
Ils ont 2 types d’appareils:
- Leurs nouveaux jets extrêmement modernes (Embraer 195-E2)
- Leurs avions turbopropulsés (à hélices) de toujours (De Havilland Dash 8-400)
La majorité des destinations à YHU sont desservies par les nouveaux jets, l’exception principale étant l’aéroport Toronto-City (YTZ) où les jets sont bannis. C’est de là que j’arrivais hier. Mais j’ai aussi essayé leurs jets l’an passé, et c’est encore mieux évidemment.

Un gros avantage de Porter, c’est qu’aucun de ses avions n’a de sièges du milieu (la configuration est toujours 2-2).
Ils se vantent d’offrir une expérience plus relevée en classe économique, avec la bière et le vin gratuits servis dans de vrais verres en verre, par exemple.

Leur réseau de liaisons est évidemment encore assez limité, mais pour des voyages en Amérique du Nord, Porter offre de plus en plus de choix et c’est vraiment un transporteur aérien agréable à prendre.
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Sommaire
Un review plus détaillé du nouvel aéroport Montréal-Métropolitain (YHU) viendra évidemment lorsque je pourrai décoller de là; c’est la partie la plus importante d’une expérience aéroportuaire. Mais j’ai au moins pu y atterrir hier sur Porter et j’ai bien aimé l’expérience en ce jour d’ouverture; l’aéroport est efficace et beau, et assez accessible pour bien des gens dans le grand Montréal.
Que veux-tu savoir sur ce review de l’aéroport Montréal-Métropolitain? Dis-le-nous dans les commentaires ci-dessous.
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Photo de couverture: Aéroport Montréal-Métropolitain (crédit photo: Andrew D’Amours/Flytrippers)
